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Matériel de voyage et de rando: gourde, bouteille ou poche à eau ?

Quand je pars en randonnée, que ce soit pour quelques heures ou quelques jours, s’il y a bien une seule chose que je n’oublie jamais d’emporter avec moi c’est de l’eau. Mais à chaque fois, la même question revient, quel récipient utiliser ? Une bouteille en plastique ? une gourde, rigide, pliable ? une camelbak (ou poche à eau) ?

Entre les facteurs d’ordre écologiques, la praticité, le poids… pas facile de faire un choix.

Je te propose donc un petit comparatif de tout ce qui existe sur le marché à l’heure actuelle, avec les avantages et inconvénients de chaque solution et en bonus la solution pour laquelle j’ai opté pour le moment.

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La bouteille en plastique


Je ne te la présente pas, la bouteille en plastique est commune et peut s’acheter partout. Il en existe de différentes tailles, avec différents types de goulots.

Avantage

  • Poids : c’est son grand avantage car parmi toutes les solutions qui existent, rien n’est plus léger qu’une bouteille d’eau à vide. 40g seulement pour une bouteille de 1.5 L !
  • Prix: dans un supermarché, on peut trouver des bouteilles à moins de 0.50 € … si tu la réutilises plusieurs fois, c’est bien plus intéressant qu’une gourde.

Inconvénients

  • Impact écologique: on le sait tous, le plastique c’est mal, ça pollue. Il y a toujours moyen de limiter cet impact en choisissant une bouteille déjà recyclée que tu utilises plusieurs fois au lieu de la jeter au bout de la première utilisation, mais sa durée de vie restera toujours inférieure aux autres options. SAUF … si tu la recycles de façon originale, comme en pot de fleurs pour ton balcon !
  • Accessibilité:  tout dépend de la taille de la bouteille et de la configuration de ton sac et de ta préférence. Soit tu la ranges dans les poches extérieures latérales de ton sac, c’est facile d’accès mais l’eau risque de se réchauffer rapidement au contact du soleil, soit tu la ranges dans ton sac pour la garder au frais mais alors tu prends le parti de devoir t’arrêter régulièrement pour ouvrir ton sac et boire.
  • Encombrement: contrairement à d’autres options, la bouteille en plastique une fois vide ne se compresse pas. A moins de vouloir la jeter. Niveau encombrement dans le sac c’est pas top.
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La gourde


Il existe de nombreuses gourdes sur le marché, dont les caractéristiques varient énormément selon la matière choisie. On en trouve en plastique dur, en plastique mou, en inox, en alu … pour des contenances variant de 0.5L à environ 2L selon les modèles.

La gourde en alu est souvent considérée comme la gourde de référence en randonnée de part sa légèreté et sa solidité. Cependant, depuis quelques années les gourdes en inox gagnent du terrain notamment car d’un point de vue sanitaire elles sont bien plus ‘sûre’ que les gourdes en alu ou en plastique (même si ces deux dernières ne contiennent plus de bisphénol A) pour les même avantages que les gourdes en alu.

Il convient donc de différencier les gourdes rigides en alu ou en inox des gourdes en plastique rigides qui de mon avis ne sont que des bouteilles en plastique améliorées. Par contre, là où le plastique démontre tout son intérêt c’est pour les gourdes souples.

Avantages

  • Poids : cet avantage n’est valable que pour les gourdes souples dont les plus résistantes ne pèsent que 63g pour 1L.
  • Propriété isotherme:  le grand avantage de la gourde en inox concerne sa propriété isotherme. Ces gourdes, aussi couramment appelées thermos, permettent de conserver la température de l’eau. Très pratique pour toujours avoir de l’eau chaude lors de randonnées hivernales, ou de l’eau bien fraîche en été !
  • Solidité: contrairement à tous les autres produits en plastique, les gourdes en alu et en acier inoxydables sont très solides et peuvent être utilisées de nombreuses années.
  • Impact écologique: très intéressant pour les gourdes en inox et en alu. Intéressant pour la gourde souple en plastique seulement si cette dernière tient le coup plusieurs années.

Inconvénients

  • Poids : les gourdes rigides, même les plus légères (environ 150g pour 1L) seront toujours plus lourdes qu’une bouteille d’eau en plastique. Quant aux thermos, c’est souvent de l’ordre de 500g pour 1L
  • Accessibilité : pour les gourdes en plastique rigides, de la même façon que pour la bouteille d’eau, tout dépend de la taille de la gourde et de la configuration de ton sac et de ta préférence (voir ci-dessus). Pour les flasques, comme elles ne tiennent pas droit, il vaut mieux des poches sur le côté du sac pour les maintenir en place. Pour les thermos, le problème est en parti résolu car la gourde est censée rester à température… dans une certaine limite tout de même. Par -10°C, il est préférable de conserver sa thermos dans son sac …
  • Volume: c’est à mon avis le gros point faible des gourdes, dont le volume maximum est de 1.5L. Sachant qu’il est conseillé de toujours partir avec 2L d’eau sur soi pour de longues randonnées, cela oblige à toujours avoir plusieurs gourdes sur soi. Quand on voit le poids et l’encombrement que cela représente, une bonne réflexion s’impose.
  • Encombrement: les modèles solides en alu et en inox sont plutôt encombrants et ne se compressent pas une fois vide. C’est principalement pour palier à cette contrainte que les gourdes souples en plastique se sont développées récemment et peuvent donc se compresser très facilement dans un sac.

Si tu cherches une bouteille souple, mais que tu es perdu.e parmi l’offre, voici un petit comparatif des meilleures bouteilles du moment pour chaque budget.

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La camelbak aussi appelée poche à eau


Quesako ?

Les poches à eau ont fait leur apparition dans les années 90, pour les activités militaires d’abord avant de se généraliser pour les activités en extérieur dans les années 2000. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une poche souple, d’une contenance variable, placée dans un sac à dos et équipée d’un tuyau flexible sortant du sac de manière à ce que l’utilisateur puisse s’en servir à tout moment comme d’une paille.

Avantages

  • Accessibilité : c’est LA raison première d’une poche à eau. Pouvoir boire à tout moment sans s’interrompre dans son activité et /où son effort.
  • Volume: avec des modèles permettant de transporter jusqu’à 3L, on peut difficilement faire mieux. Très pratique pour les longues randonnées sous la chaleur.
  • Propriété isotherme: les poches à eau, en plastique, ne sont pas isotherme. Cependant, la plupart des sacs à dos de randonnée contiennent une petite poche isotherme à l’intérieur du sac, côté dos, pour y placer la poche à eau. Ainsi l’eau y reste fraîche même lors de fortes chaleurs. Par contre, ces poches ne permettent pas de conserver de l’eau chaude.

Inconvénients

  • Nettoyage: c’est le point faible des poches à eau, c’est assez fastidieux à nettoyer, même s’il existe des kits avec des goupillons spécialement fait pour nettoyer le tube.
  • Visibilité de la quantité bue: inconvénient non négligeable, avec un poche à eau coincée au fond du sac à dos, il est impossible de connaitre la quantité d’eau qu’il reste sans sortir la poche du sac.
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Ma solution : un peu de tout


Comme tu as pu le constater, chaque système a ses avantages et ses inconvénients qui peuvent différer selon la pratique de la randonnée au jour J.

Pour ma part j’ai toujours une poche à eau d’environ 1.5L quelque soit la durée de la randonnée. C’est tellement pratique que je ne pourrais pas m’en passer !

En complément, pour pallier au fait qu’on ne puisse pas voir la quantité bue avec la poche à eau, et selon le type de rando que je fais, je pars aussi avec soit une gourde en inox, soit une petite bouteille en plastique souple de 0.6 L, la BeFree de la marque Suisse Katadyn.

Je prends la gourde en inox en hiver pour la remplir avec du thé, et je prends la flasque en plastique dans tous les autres cas ou je n’ai pas besoin d’eau chaude pendant que je randonne. Alors oui, c’est du plastique et c’est pas cool. Mais la facteur poids est ici clairement ma priorité pour les randonnées. Et surtout, son avantage ultime comparée à une simple bouteille PET, c’est qu’en plus d’être très légère cette gourde possède un filtre pour éliminer certaines impuretés. Cela me permet donc d’être plus sereine quand je randonne sur de longs trajets où l’accès à l’eau potable peut s’avérer compliqué comme sur le GR20. Mais, si tu ne randonnes pas et que tu n’es pas à 100g près, alors oui je te conseille de plutôt t’orienter vers des gourdes que des bouteilles en plastique.

Et si tu me parles de la super chouette gourde Lifestraw que tout le monde achète en ce moment, elle a exactement les mêmes capacités filtrantes que la BeFree, à un prix similaire mais est rigide et pèse donc plus lourd. Comme tu le vois, les deux sont bien mais chacune est adaptée à une utilisation précise.

En conclusion il n’y a pas de solution miracle, tout dépend principalement de ta pratique de la randonnée, ou bien de ton voyage.

J’espère que ce petit comparatif t’aura aidé à y voir plus clair pour bien choisir ton récipient !

Et toi tu utilises quoi pour boire lors de tes voyages ou des tes randonnées ? 

Tags : Randonnées

4 commentaires

  1. Comme nous sommes à vélos couchés, c’est très facile de l’accrocher sous le siège, elle est très basse et ne déséquilibre pas. Par contre, 10 kg de plus, ça se sent nettement ! C’est Ortlieb qui fait ces poches à eau, il y en a de plus petites.

  2. Nous voyageons à vélo, sujet non abordé dans cet article, mais la problématique est la même.
    Usage de deux gourdes en alu d’un litre (le poids importe moins qu’à pieds) complétées par une bouteille de 1,5 l à 2 l, ceci sur chaque vélo, selon la longueur de l’étape).
    Et pour les cas où on a besoin de plus d’eau parce qu’à l’étape on n’en trouvera pas (zones désertiques), une poche à eau de 10 litres qui ne prend quasiment aucune place quand elle n’est pas utilisée.

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