Vents & Voyages

GR20 : le matériel indispensable pour un trek en autonomie

Quel matériel emporter pour le GR20 sans exploser le poids de ton sac ? C’est LA question que je me suis posée pendant des semaines avant de partir.

Avant de partir, j’ai passé des heures à peser, tester, hésiter, optimiser. Et une fois sur le terrain, j’ai rapidement compris que chaque gramme comptait… mais que chaque oubli aussi.

Après 11 jours en autonomie sur le GR20, je partage ici ma liste complète de matériel, mes choix, mes erreurs et tous mes conseils pour préparer ton sac sans te tromper.

Si tu es en pleine préparation, je te conseille aussi de jeter un œil à mes autres articles :

Le poids idéal du sac sur le GR20

Sur le GR20, le poids de ton sac va conditionner toute ton expérience. Trop lourd, et chaque montée devient un calvaire. Trop léger… et tu risques de manquer de confort ou de sécurité. Trouver le bon équilibre est donc essentiel.

En règle générale, on recommande de ne pas dépasser 15 à 20 % de son poids de corps. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’au-delà, ton corps compense. Tu modifies ta posture, tu sollicites davantage tes articulations et tu te fatigues beaucoup plus vite. Sur un terrain aussi technique et exigeant que le GR20, cela augmente aussi le risque de douleurs (dos, épaules, genoux) et de blessures.

Mais en autonomie, cette limite est vite atteinte. Entre la tente, le couchage, la nourriture et l’eau, le sac grimpe rapidement.

De notre côté, en partant en autonomie, mon sac pesait environ 10 kg au départ et celui du co-randonneur environ 20kg. Et très honnêtement, c’est un point que je ne sous-estimerai plus jamais.

Ce que j’ai compris sur le terrain

  • Chaque objet “au cas où” finit par peser lourd après plusieurs jours
  • Le terrain corse, très technique, accentue la fatigue liée au poids
  • Les longues descentes sont souvent plus difficiles que les montées avec un sac chargé
  • Avec la forte chaleur, on porte plus d’eau sur soi que ce que j’avais prévu

Mon conseil

Si je devais te donner un seul conseil : traque le superflu.

Avant de partir, pose-toi la question pour chaque objet : est-ce que je vais vraiment m’en servir ? 

En conseil bonus : garde de la place dans ton sac pour 1L d’eau supplémentaire !

Et surtout, teste ton sac en conditions réelles avant le départ. Une randonnée à la journée avec ton sac chargé peut déjà t’éviter de mauvaises surprises.

Une fois que tu sais combien ton sac doit peser, encore faut-il savoir comment bien l’organiser pour éviter douleurs et blessures.

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Organisation du sac à dos

Avoir un sac autour de 10 kg, c’est une chose. Réussir à tout faire rentrer dans mon sac de 38L seulement… en est une autre.

Je ne vais pas te mentir, j’ai dû me creuser un peu le ciboulot pour optimiser chaque centimètre. Mais au-delà de tout faire rentrer, il y a un point qui est encore plus important : bien organiser son matériel dans son sac permet d’éviter les douleurs et de gagner en efficacité au quotidien.

Répartir le poids pour préserver son dos

Première règle essentielle : les éléments les plus lourds doivent être placés au centre du sac, au plus près du dos.

Pourquoi ? Parce que c’est ce qui permet de :

  • garder une posture naturelle
  • limiter les tensions sur les épaules
  • éviter les déséquilibres, surtout sur terrain technique

Sur le GR20, où les passages sont souvent rocheux et instables, une mauvaise répartition peut vite devenir un vrai problème.

Miser sur l’accessibilité

Quand tu enchaînes les journées de marche, tu n’as clairement pas envie de vider ton sac à chaque pause.

L’idée, c’est d’avoir à portée de main :

  • ta polaire ou ta veste imperméable
  • de quoi grignoter
  • de l’eau
  • éventuellement une couche chaude

Personnellement, hors de question de passer 1h à chercher mes affaires le matin. Il fallait que tout soit rapide à trouver, et rapide à ranger.

Compartimenter pour gagner du temps, de la place et du poids !

Ma solution : tout compartimenter avec des sacs zippés.

Un sac pour les vêtements de nuit, un autre pour les affaires de randonnée, un pour la trousse de toilette… tu vois l’idée.

Pourquoi ça change tout :

  • c’est ultra léger
  • c’est imperméable
  • c’est résistant
  • et surtout, ça permet de compresser l’air pour optimiser l’espace

Je ne me suis d’ailleurs pas arrêtée aux vêtements. J’ai remplacé les housses du duvet et même reconditionné certains aliments pour gagner encore quelques précieux grammes.

Les petits ajustements qui font la différence

Malgré toute cette organisation, tout ne rentrait pas parfaitement. Et devine quoi ? Ce n’est pas grave.

Ma veste imperméable, trop volumineuse, est restée… à l’extérieur du sac. Et c’était finalement la meilleure décision.

Fixée avec un tendeur, elle était accessible immédiatement en cas d’averse, sans prendre de place à l’intérieur.

Sur le GR20, un sac bien optimisé n’est pas celui où tout rentre, mais celui qui te facilite vraiment la vie pendant la journée de marche.

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Liste complète du matériel pour le GR20

Les vêtements pour le GR20

Sur le GR20, le choix des vêtements fait partie des éléments les plus importants de ton matériel. Entre les variations de température, les passages exposés au vent et les longues journées de marche, il faut trouver le bon équilibre entre légèreté, confort et polyvalence.

L’objectif n’est pas d’en emporter beaucoup, mais d’emporter les bons vêtements, capables de s’adapter à toutes les situations sans alourdir inutilement le sac.

Voici le récapitulatif de mes vêtements et leur poids.

Vêtements et accessoires

Poids (g)

1 T-shirt

85

1 débardeur (jour)

75

1 débardeur mérinos (nuit)

90

2 shorts

160

1 legging 3/4 en mérinos (nuit)

120

1 pantalon

250

1 veste polaire

250

1 veste imperméable coupe vent

285

2 paires de chaussettes (jour)

100

1 paire de chaussettes polaire (nuit)

50

1 maillot de bain

110

3 culottes et 1 brassière

60

1 poncho

100

chaussons

160

accessoires (genouillère, casquette, lunettes, mousse poignet)

250

Poids Total

2145

Point important : je portais environ 450 g de vêtements et accessoires sur moi pendant la marche, ce qui faisait que le reste de mon sac représentait environ 1,7 kg de vêtements supplémentaires.

De son côté, le co-randonneur est parti avec une liste assez similaire, mais des vêtements légèrement plus lourds. Résultat : environ 4 à 5 kg de vêtements dans son sac au départ. Comme quoi, chaque choix compte vraiment sur ce type de trek.

Et clairement, sur le GR20, quelques centaines de grammes peuvent faire une vraie différence au fil des jours.

Si tu te demandes quels vêtements choisir et surtout comment les optimiser pour un trek comme celui-ci, voici les principes que j’applique systématiquement, quelle que soit la randonnée.

La technique des 3 couches, tu utiliseras

Sur le GR20, la règle des 3 couches reste incontournable :

  • Couche 1 (respirante) : évacuer la transpiration (exit coton, place au technique ou mérinos)
  • Couche 2 (isolante) : garder la chaleur (polaire, doudoune légère, mérinos épais)
  • Couche 3 (protectrice) : couper le vent et la pluie (veste imperméable type Gore-Tex)

J’avais combiné coupe-vent + poncho… mais depuis je n’utilise plus qu’un poncho, bien plus imperméable que n’importe quelle veste. 

Des vêtements de trail, tu choisiras

A ma surprise, le matériel de trail est souvent plus adapté aux treks comme le GR20 que le matériel de randonnée classique.

Exemple concret :

  • short de randonnée épais avec des poches: ~150 g
  • short de trail ultra fin, respirant et qui sèche vite: ~70–80 g

Sur plusieurs jours, ça change non seulement le poids total du sac, mais aussi le confort quand tu marches.

Du mérinos, tu porteras

Le mérinos est une laine naturelle aux propriétés idéales pour le trek :

  • thermorégulation
  • anti-odeur
  • confort même sur plusieurs jours

C’est clairement une des meilleures matières de vêtements quand on randonne sur plusieurs jours, aussi bien pour marcher que pour dormir.

Sur les produits à double utilité, tu miseras (ou pas)

Sur le GR20, chaque objet dans ton sac doit mériter sa place. C’est là que les produits à double usage peuvent sembler être une bonne idée… mais pas toujours.

Exemple concret : le pantalon convertible en short. C’est un produit qu’on voit souvent en randonnée, mais que je ne recommande pas forcément. En pratique, la fermeture éclair au niveau des jambes ajoute du poids inutile et ce type de pantalon est généralement bien moins imperméable qu’un pantalon classique.

De mon côté, j’ai plutôt privilégié des alternatives simples :

  • des sous-vêtements noir, que je pouvais aussi utiliser pour me baigner
  • une polaire polyvalente, utilisée autant lors des pauses que pour dormir le soir

L’idée n’est pas d’accumuler les vêtements, mais de les rendre multi-usages et cohérents avec ton rythme de trek.

corse-GR20 matériel randonnée

Chaussures de randonnée ou de trail : un vrai choix sur le GR20

Sur le GR20, le choix des chaussures fait partie des sujets qui divisent tous les randonneurs : chaussures de randonnée ou de trail ? tige haute ou tige basse ?

Et pour être honnête, il n’y a pas de réponse parfaite. Seulement des compromis.

Trail vs randonnée : une vraie hésitation

J’avais les deux types de chaussures, ce qui ne m’a pas forcément aidée à trancher. Surtout que j’ai tendance à avoir plus d’ampoules en chaussures de randonnée.

Mais avec l’utilisation de crème anti-friction, cet avantage s’est un peu neutralisé.

Pourquoi j’ai choisi les chaussures de randonnée

Au final, j’ai opté pour des chaussures de randonnée à tige haute pour deux raisons principales :

1. Le maintien et la stabilité : les sentiers de randonnées en Corse sont très technique (pierriers, passages instables, descentes cassantes…) J’ai préféré privilégier le maintien de la cheville, surtout que je ne suis pas la plus stable sur mes appuis (et oui, quelques chutes par jour faisaient partie du programme…). Avec un genou déjà un peu fragile, la sécurité a clairement pesé dans la décision.

2. La durabilité et la solidité de la semelle : les chaussures de trail ont une semelle plus souple, donc plus confortable au départ… mais aussi beaucoup plus fragile sur la durée.

Sur 11 jours de GR20 :

  • mes chaussures de randonnée ont bien résisté malgré l’usure normale
  • les chaussures de trail du co-randonneur étaient déjà très abîmées (semelle lissée, tissu fragilisé sur les côtés)

Depuis, je ne randonne plus qu’avec des chaussures d’approche, le bon compromis pour moi entre le confort et la solidité.

Le matériel de randonnée pour le GR20
Si tu cherches à t’équiper avec du matériel de qualité je te conseille les enseignes / sites suivants, tous spécialisés dans les équipements outdoor:

La trousse de toilette et de secours pour le GR20

Quand on prépare sa trousse de toilette pour le GR20, on a souvent tendance à sous-estimer son poids… jusqu’au moment de tout mettre dans le sac. Et pourtant, entre hygiène, confort et sécurité, chaque élément doit être réfléchi.

Trousse de toilette et de secours

Poids (g)

1 mini flacon de shampoing

1 gant en microfibre


1 mini serviette mousse


1 brosse à dent et des pastilles de dentifrice


1 brosse / peigne et des élastiques pour cheveux


1 rouleau de papier toilette (sans le carton)


Quelques pansements, bandages, compresses désinfectantes


1 pince à tiques


1 petit pot de crème anti frottement


1 mini stick de crème solaire


Des comprimés basiques (paracétamol, anti-diarrhéique...)


1 couverture de survie


Poids Total

500

Un shampoing multi-usages, tu privilégieras

En trek, je peux facilement me passer de savon pour me laver : l’eau suffit généralement pour une toilette simple. En revanche, j’ai plus de mal à faire sans shampoing, notamment pour mes cheveux longs et secs.

Pour limiter le poids et gagner de la place, j’utilise soit des dosettes individuelles (type hôtels), soit je reconditionne du shampoing liquide dans un petit flacon.

L’avantage, c’est d’avoir un produit léger et polyvalent, que je peux utiliser aussi bien pour les cheveux que, ponctuellement, pour laver certains vêtements en fin de journée.

Le papier toilette, tu n’oublieras pas !

Impossible de faire sans sur le GR20 car les toilettes que tu croiseras n’en seront pas pourvu.

Petit conseil terrain : retire le rouleau carton et stocke-le dans un sac étanche. Rien de plus inutile que de vouloir l’utiliser… et de le retrouver détrempé.

Au gant microfibre, tu te convertiras

Le gant microfibre est devenu un de mes indispensables en bivouac.

Il permet :

  • une toilette rapide avec peu d’eau
  • un nettoyage efficace même en conditions froides
  • une vraie alternative à la douche classique en trek

Je l’utilise depuis plusieurs années, et il fait clairement partie des objets que je ne laisse plus jamais de côté.

Le conditionnement, tu optimiseras

Sur le GR20, le format des produits fait toute la différence.

J’ai donc privilégié :

  • une crème anti-frottement en petit contenant (très efficace contre les ampoules et irritations)
  • une crème solaire en stick (pratique et rapide à appliquer)
  • du dentifrice en pastilles plutôt qu’en tube

L’idée est d’avoir tout ce qu’il faut, mais en plus léger et plus efficace.

La trousse de secours, tu ne négligeras pas

Même si on espère ne jamais l’utiliser, la trousse de secours reste indispensable.

De mon côté, j’avais notamment prévu :

  • anti-inflammatoires (sur conseil médical)
  • somnifères légers pour améliorer le sommeil en bivouac
  • couverture de survie (essentielle en montagne)

Sur un trek comme le GR20, la météo peut changer très vite, donc mieux vaut toujours anticiper.

Aux protections hygiéniques, tu réfléchiras

Plusieurs solutions existent : tampons, serviettes, cup ou culottes lavables.

Si le choix dépend de chacune, la combinaison de la cup et de la culotte lavable reste à mon avis ce qu’il y a de plus pratique si tu ne souhaite pas porter tes déchets avec toi pendant plusieurs jours, jusqu’à la prochaine poubelle. 

  • l’hygiène en conditions de trek
  • la gestion des déchets
  • le stockage dans un sac étanche
matériel trek GR20

Le matériel de camping pour le GR20

Le choix du matériel de camping a sans doute été l’étape la plus compliquée de toute notre préparation. Entre ce que nous avions déjà, ce que nous voulions éviter de racheter et les contraintes de poids du GR20, il a fallu trouver des compromis.

Dans l’idéal, nous aurions voulu tout optimiser dès le départ… mais nous avons surtout fait avec notre matériel existant, quitte à adapter certaines choses en cours de route. Seule exception : la tente, que nous avons finalement remplacée par la MSR Hubba après un test peu concluant.

Matériel de camping

Sarah

Le co-randonneur

Poids unitaire (g)

Duvet Sea To Summit Spark spiii - confort -8°C

x

x

700

Sac à viande en soie

x

x

150

Matelas Thermarest NeoAir Xlite

x

x

400

Tente MSR Hubba Hubba NX


x

1720

1 lampe frontale

x

x

80

Réchaud Esbit + combustibles solide


x

180

mini casserole 1L


x

200

Couverts

x

x

150

Poches à eau

1.5L

3L


1 flasque Katadyn Befree 0,6L

x


60

Sac à Dos f-Stop Loka UL 38L

x


1020

Sac à Dos Tasmanian Tiger 70L


x

2500

Téléphones, cables, chargeurs

x

x

400

Poids Total

2960

6480


Sans surprise, le matériel de camping est l’un des éléments les plus lourds de notre matériel pour ce GR20.

À lui seul, il représente une grande partie du poids total du sac.

En choisissant de dormir en refuge, il aurait été possible de gagner facilement plus d’un kilo… voire davantage. Mais en autonomie, ce poids est inévitable. Partir à deux permet ainsi une vraie optimisation du poids.

De notre côté, nous avons donc réparti notre matériel comme suit:

  • je portais la trousse de toilette et quelques ustensiles
  • le co-randonneur portait la tente et le réchaud

Une organisation essentielle pour faire rentrer tout le matériel de camping dans nos 2 sacs.

Voici quelques astuces pour choisir ton matériel.

Ton sommeil en bivouac, tu chouchouteras

Sur le GR20, bien dormir est essentiel pour récupérer… surtout quand les journées s’enchaînent. Et clairement, c’est un point que je ne néglige pas (#monlitmavie).

Pour le couchage, j’avais testé un duvet confort 5°C avant de partir. Suffisant pour le co-randonneur mais un peu juste pour moi, très frileuse. J’ai donc remplacé ce duvet par un plus chaud (plus cher aussi) et plus léger ! Cela m’a permis de gagner de précieux degrés supplémentaires pour un confort non négligeable.

Même logique pour le matelas : j’ai privilégié un modèle gonflable, plus confortable et mieux isolant qu’un simple tapis de sol. Un peu plus lourd, oui… mais largement rentabilisé en termes de qualité de sommeil.

Sur un trek comme le GR20, quelques grammes en plus peuvent valoir largement de meilleures nuits.

Une tente légère et compacte, tu sélectionneras

S’il y a bien un élément qui nous a fait cogiter en moment, c’est la tente. Nos critères étaient assez exigeants :

  • légère et compacte
  • suffisamment spacieuse pour deux
  • assez longue pour mon co-randonneur d’1,90m
  • avec deux entrées et des auvents pour stocker les sacs
  • et idéalement à un prix raisonnable

Nous compliqués ? Si peu… Autant dire qu’on ne partait pas sur le choix le plus simple.

Finalement, la MSR Hubba Hubba NX s’est imposée comme la meilleure option.

Très populaire chez les randonneurs, elle coche la plupart des cases avec un excellent compromis entre poids, confort et compacité.

Après l’avoir utilisée sur le GR20, je comprends totalement pourquoi elle est autant recommandée

A l’utilité d’un réchaud, tu réfléchiras

Sur le GR20, la question du réchaud se pose vraiment.

Bonne nouvelle : dans la plupart des refuges, tu peux accéder gratuitement à des réchauds à gaz, et parfois même emprunter des casseroles.

Donc si ton objectif est de limiter au maximum le poids de ton sac, tu peux totalement partir sans réchaud en prévoyant un repas froid le midi et en utilisant les installations en refuge le soir (avec parfois un peu d’attente).

De mon côté, j’ai préféré emporter un réchaud pour pouvoir manger quand je veux, où je veux, sans dépendre des refuges et par sécurité aussi.

Un vrai confort, surtout après une longue journée de marche.

De ton téléphone, tu déconnecteras

Avant de partir sur le GR20, nous avions prévu un chargeur solaire… au cas où.

Avec le recul, clairement inutile. La plupart des refuges proposent des prises pour recharger son téléphone, soit gratuitement, soit pour quelques euros. Sur l’ensemble du parcours, il est assez facile de trouver une solution pour recharger sans s’encombrer.

En mode avion, avec une utilisation classique (photos, GPS…), mon téléphone tenait environ 3 jours. Sur toute la durée du trek, cela représentait 5 à 6 recharges.

Au final, je préfère largement dépenser une dizaine d’euros pour recharger en refuge plutôt que porter un chargeur solaire, lourd et peu pratique.

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L’alimentation sur le GR20

Manger en refuge matin, midi et soir peut vite faire grimper la facture : compte environ 50 € par jour, souvent pour des repas assez simples. Sur 10 à 15 jours, le budget devient conséquent.

De mon côté, au-delà du prix, je voulais aussi garder la main sur mon alimentation (notamment parce que je suis végétarienne).

Ce que nous avions dans le sac

Pour couvrir nos besoins, nous avions prévu :

  • muesli maison pour le petit-déjeuner
  • café, thé, chocolat en poudre
  • plats lyophilisés pour le soir
  • semoule et purée
  • gels énergétiques (2 à 3 par jour)
  • poudre isotonique

Une base simple, mais efficace pour tenir sur la durée.

A la poudre isotonique, tu penseras

La poudre isotonique a été une vraie bonne surprise. Je la mélangeais à mon eau pour compenser les pertes en minéraux liées à la transpiration.

Cela m’a permis une meilleure hydratation, j’avais moins besoin de boire en continu et une sensation de meilleure récupération le soir.

Effet placebo ou réel bénéfice, difficile à dire… mais clairement, depuis le GR20 j’en prend avec moi dans tous mes treks. 

Des gels énergétiques dans les poches, tu auras

Les gels (ou équivalents type barres, pâtes de fruits…) sont parfaits pendant l’effort :

  • faciles à transporter
  • rapides à consommer
  • apport immédiat en énergie

Idéal pour éviter les coups de mou en pleine montée.

De sucres, tu te goinfreras

Sur le GR20, tu brûles énormément de calories. Donc oui, il faut manger… et même beaucoup.

Ne fais pas l’erreur de sous-estimer tes besoins :

  • privilégie les sucres lents pour l’endurance
  • ajoute des sucres rapides pour les coups de boost

Sinon, le coup de fatigue arrive vite (testé et non approuvé par le co-randonneur !).

Aux produits locaux, tu goûteras

Le midi, nous complétions souvent avec des achats en refuge :

  • pain
  • fromages fermiers
  • charcuterie (pour monsieur)

Et clairement, les fromages corses valent le détour avec une mention spéciale pour certaines tommes… difficile de ne pas se resservir.

La Pietra, des litres tu boiras !

Je ne sais pas si boire de la bière après l’effort est scientifiquement recommandé… mais après une longue journée de marche, une Pietra bien fraîche fait un bien fou !

Je ne suis pourtant pas une bière-addicte, mais dans les passages difficiles, en pleine chaleur l’après-midi, la Pietra est une motivation à elle toute seule. 

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Si tu cherches où acheter des lyophilisés de qualité, le site Lyophilisé & Co est une vraie caverne d’Alibaba avec un choix impressionnant de lyophilisés pour tous tes repas. Il y en a même pour les végétariens ! Personnellement j’aime beaucoup ce site car on peut classer les lyophilisés par marque et prix, mais aussi selon le rapport calorique de chaque sachet. Parfait pour choisir celui qui te convient le mieux !

Faire le GR20 en autonomie ou en refuge ?

C’est une des premières questions à se poser avant de préparer son matériel GR20 : partir en autonomie ou privilégier le confort des refuges ?

De notre côté, nous avons choisi l’autonomie partielle. Mais il existe plusieurs façons d’organiser son trek.

Option 1 : dormir et manger en refuge

C’est la solution la plus confortable… mais aussi la plus coûteuse.

Tu peux :

  • dormir en dortoir
  • louer une tente sur place
  • ou réserver un emplacement

À noter : la réservation est obligatoire via la centrale de réservation du PNR Corse.

Tarifs indicatifs :

  • emplacement tente : ~9 € / personne
  • tente louée : ~22 à 31 €
  • dortoir : ~17 €
  • repas : ~20 €

Sur 15 jours, je te laisse calculer… le budget peut vite grimper !

Option 2 : autonomie complète

À l’inverse, tu peux choisir de porter tout ton matériel et toute ta nourriture.

Mais attention :

  • le GR20 compte 16 étapes
  • la nourriture pèse très lourd
  • l’autonomie totale est très exigeante

Une option réservée aux randonneurs très expérimentés ou aux sportifs qui prévoient de réaliser le GR20 en mode fast-hiking sur moins d’une semaine.

Option 3 : le bon compromis (le plus courant)

C’est l’option que nous avons choisie, et celle de la plupart des randonneurs. Elle permet de bivouaquer et de se ravitailler régulièrement

Concrètement :

  • tu portes ton matériel de camping
  • tu prévois quelques jours de nourriture
  • tu complètes dans les refuges et bergeries

Selon mon expérience, c’est le meilleur compromis pour limiter le poids du sac, maitriser son budget, bénéficier d’une meilleure flexibilité, et profiter des produits locaux !

Bien évidemment, ce choix a un impact direct sur ton matériel pour le GR20.

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Préparer son matériel pour le GR20, ce n’est pas simplement cocher une checklist. C’est trouver le bon équilibre entre poids, confort et autonomie, en fonction de sa façon de randonner.

Avec le recul, je referais globalement les mêmes choix :

  • un sac léger mais complet
  • du matériel polyvalent
  • une autonomie partielle pour garder de la liberté sans alourdir inutilement le sac

Parce qu’au final, chaque gramme compte… mais chaque erreur aussi.

Ce trek m’a surtout appris une chose : il n’existe pas de liste parfaite, seulement celle qui te correspond. Ton niveau, ta tolérance au confort, ta gestion de l’effort ou encore ton budget vont forcément influencer tes choix.

Le plus important reste donc d’avoir un équipement cohérent, testé et adapté au terrain du GR20.

Et maintenant, il ne te reste plus qu’une chose à faire : boucler ton sac… et profiter.