Immersion au cœur des terres polaires du Spitzberg

Il y a quasi un an jour pour jour, nous découvrions les terres polaires du Spitzberg, situées au nord de la Norvège et au large du Groenland. Je t’ai déjà expliqué dans un précédent article quelles ont été nos motivations pour nous rendre là-bas alors je ne vais pas revenir dessus. Cette fois je vais te raconter concrètement comment notre semaine en autonomie s’est déroulée.

Arrivée et briefing


Debout depuis 3h du matin, et après plusieurs correspondances, c’est vers 19h que j’aperçois enfin les terres du Svalbard. De mon hublot, je distingue des sommets enneigés à perte de vue.  Entre excitation ou appréhension, je ne sais trop où situer la jauge émotionnelle. Ce voyage je le voulais, et pourtant une petite voix dans ma tête me dit que je suis complètement tarée de m’infliger tout ça. J’aurais pu partir en Italie ou en Espagne comme tout le monde quand même… Mais non, l’appel de l’aventure est plus fort que tout et nous avons choisi de faire un séjour sportif au Spitzberg en alternant le kayak et la randonnée.

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Après un bref survol de la capitale, Longyearbyen et ses 2000 habitants, le tarmac de l’aéroport se dessine enfin et l’atterrissage m’extirpe vite de mes pensées. A l’extérieur, l’air frais et vif me rappelle ce que je viens chercher ici, et je m’équipe déjà avec ce qui ne me quittera plus pendant 7 jours : mes gants et mon bonnet ! Eh oui, en plein été les températures moyennent sont comprises entre 0 et 6°C. Je voulais de la fraîcheur, c’est parfait !

Nous rejoignons celui qui sera notre guide pendant cette petite semaine et, avec nos 10 autres compagnons de voyage nous nous rendons vers notre QG de base à Longyearbyen, je nomme le camping ! Situé à 78°, celui-ci peut se targuer d’être le dernier camping avant le pôle nord. (Et peut être aussi le camping le plus proche d’un aéroport ?)

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Vue de face…

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… Et de dos ! 

Il est 20h, heure locale, et je suis claquée mais il faudra encore patienter avant d’aller dormir. Nous devons encore préparer tout notre matériel pour être prêt à embarquer le lendemain sur le bateau qui nous mènera au coeur du Billefjord, là où nous resterons 6 jours en autonomie.

Concrètement, nous devons:

  • récupérer tout le matériel pour le kayak et essayer nos combinaisons
  • préparer notre sac étanche avec nos affaires personnelles
  • monter la tente pour la nuit

Le moment le plus “drôle” de cette soirée aura été sans conteste de voir nos têtes quand le guide nous a donnée un sac étanche de 60L devant contenir TOUTES nos affaires. On le savait bien pourtant, c’était écrit dans les documents que nous avions reçus lors de notre inscription. Comme tout notre équipement, incluant tentes et nourriture, doit tenir dans les kayaks, on est forcément limité en place. Mais bon, t’espères toujours … Bref, hors de question de sacrifier mon matériel photo, j’ai préféré faire du tri dans les habits. Entre nous, psychologiquement parlant, la première fois c’est toujours compliqué de se dire qu’on va passer une semaine dans les mêmes fringues, sans se laver. Mais quand faut y aller, bah faut y aller.

Pour info, si cela t’intéresse, voici de quoi était composé mon sac:

Vêtements

  • une veste coupe vent, style parka à capuche
  • une veste gore-tex chaude
  • 2 gilets polaires (un pour la journée et un pour la nuit)
  • un t-shirt manche longue technique léger
  • un t-shirt manche longue technique chaud en polaire
  • 2 pantalons de randonnée d’hiver (garni en polaire à l’intérieur), un pour la journée et un pour la nuit
  • un legging technique en polaire pour la nuit
  • 3 paires de chaussettes, deux paires de rando pour la journée et une paire en laine pour la nuit (oui, si tu te poses encore la question à ce stade je confirme, je suis très frileuse !)
  • une brassière et des culottes
  • 1 paire de gant et 2 paires de sous-gants (pour changer ceux qui sont mouillés après le kayak)
  • un cache-oreille en polaire, façon bandeau car je ne supporte pas les bonnets et un cache-cou
  • des lunettes de soleil
  • une casquette imperméable pour le kayak et une paire de chaussette pour protéger la combinaison de kayak
  • une paire de chaussure de rando

Trousse de toilette:

  • peigne
  • brosse à dent et pastilles de dentifrice bio
  • gant en microfibres
  • élastiques pour les cheveux
  • un rouleau de PQ
  • des lingettes
  • pastilles pour traiter l’eau

Matériel de cuisine:

  • une camelback
  • des couverts pliables en inox
  • une gamelle isotherme avec tasse intégrée

Matériel de camping:

  • un duvet 0°C
  • un sac “à viande” en polaire
  • un matelas gonflable, léger et compacte

La tente était fournie par l’agence.

Matériel photo:

  • mon réflex (1 boitier et 2 objectifs)
  • 3 batteries
  • le matériel de base pour nettoyer
  • un filtre ND1000
  • un trépied
  • une gopro avec son boitier étanche et sa poignée
  • 2 batteries
  • un chargeur solaire
Conseil si tu vas au Spitzberg où ailleurs faire du Kayak, prévois un petit sac étanche juste pour ton matériel photo. Comme ça, tu pourras le sangler directement sur le kayak ce qui te libère de la place dans les “soutes” du kayak et tu y auras accès directement et facilement pendant la traversée. J’avais prévu la gopro étanche pour pouvoir filmer et prendre des photos sans crainte, mais après coup j’ai pu constater que ce n’est pas la meilleure solution car autant la qualité des vidéos est super, autant pour les photos c’est très bof surtout qu’on ne peut pas zoomer avec. Mon reflex m’a clairement manqué à ce niveau là.

Une fois toutes ces activités terminées, c’est autour d’un bon dîner que notre guide nous a briefé sur notre aventure à venir, notamment sur tous les aspects liés à la présence de l’ours polaire. Car je te le rappelle, au Spitzberg il y a plus d’ours que d’habitants et ceux-ci sont protégés. Il est donc impératif de se déplacer armé en dehors de la ville, et de faire des gardes la nuit pour surveiller le campement. Ce n’est clairement pas un jeu, et les nombreux panneaux de signalisation sont là pour nous le rappeler.

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Il est minuit passé quand nous rejoignons nos tentes pour dormir. Malgré l’heure très avancée et la fatigue de cette très longue journée, le soleil lui s’en tape royalement. J’avais déjà eu l’occasion d’expérimenter le soleil de minuit en Islande, mais rien de comparable à ici. Il pourrait être midi que je n’y verrais que du feu ! Je sais déjà que mon masque sera mon meilleur ami pour les nuits à venir.

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Immersion dans le Billefjord


Ca y est, le grand jour est arrivé. Une dernière douche, un café et une tartine de vasa-brunost (le célèbre fromage caramélisé de Norvège) dans le ventre et c’est parti.

Dans ce style de séjour ce qu’on apprécie c’est que tout le monde met la main à la pâte comme on dit. Personne ne reste les fesses sur sa chaise et les pieds sous la table à attendre que ça se passe puisque de toute façon, de chaise et de table il n’y en a pas ! Si tu en veux, il faut te la faire. C’est aussi le principe de ces séjours en autonomie, certes il y a un guide qui connaît le terrain et qui s’occupe de la logistique, mais une fois sur place tout le monde participe (plus ou moins…) activement à la vie du groupe. Si tu cherches des vacances pacha, passe ton tour pour cette fois.

Donc dès cette première matinée, nous avons dû montrer de quoi nos petits bras étaient capables en amenant tous les kayaks, la nourriture et le matériel de cuisine pour 6 jours, nos tentes et nos sacs. Et j’peux te dire qu’un kayak, beh c’est lourd !

Mais nous avons de la chance car il fait hyper beau et apparemment ce n’est pas tous les jours comme ça, donc on en profite. Sur le bateau qui nous mène à notre premier point de bivouac, je contemple les paysages et ces montagnes plutôt particulières avec leur sommet plat, résultat d’une activité géologique spéciale dont je ne te parlerais pas car je ne suis pas géologue 😀

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Le temps de débarquer tout le monde et d’installer le campement il est déjà presque 19h. Avec ce soleil permanent autour de nos têtes c’est fou à quel point les notions d’heures deviennent totalement abstraites.

Comme il fait toujours beau, notre guide nous propose d’en profiter pour aller nous promener un peu aux alentours du campement. A cause des ours, comme nous devons toujours être armés et que dans ce cas présent seul le guide est armé, nous n’avons pas le choix de faire toutes nos activités en groupe. Impossible donc, pour ceux qui sont fatigués, de rester dormir pendant que les autres randonnent ou l’inverse pour ceux qui aimeraient marcher et s’isoler un peu. Non, on est bien isolé au Svalbard, mais en groupe. C’est aussi dans un contexte particulier comme celui-ci où tu noues très rapidement des liens avec tes compagnons de voyage. La bonne entente est de mise encore plus que dans un autre séjour sinon ça peut peser très lourd sur l’ambiance du groupe, voire te gâcher un voyage dans des cas plus extrêmes. Heureusement pour nous (pour eux je ne sais pas 😉 ) mais notre groupe était fort sympathique !

Ici pas de sentier, tu marches où tu veux et surtout où tu peux. La toundra c’est sympa, tu marches sur des tapis de mousse, mais quand c’est trop humide c’est plus boueux qu’autre chose.

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Lors de cette première escapade nous sommes montés au pied d’une cascade, avec une vue panoramique sur le petit bras de Fjord où nous sommes. Pour le moment pas le moindre aperçu du glacier, celui-ci se situant derrière les montagnes juste devant nous. Chaque chose en son temps … Même si le soleil ne se cache pas, sa luminosité décline tout de même durant la nuit, augmentant les ombres et les contraste. Contrairement à d’autres voyages où je passe mon temps à photographier le moindre détail, ici c’est différent. Déjà, parce que je n’ai pas 50 batteries de rechange avec moi et puis parce qu’il n’y a pas tant de choses à photographier à part le paysage. Et puis je sais déjà que même les plus belles photos ne pourront rivaliser avec la beauté devant mes yeux. C’est tellement magnifique. Le silence, un brin de vent, les vagues au loin… Plus qu’un paysage, c’est cette ambiance qui m’émeut au plus profond de mes tripes.

Au loin, nous distinguons quelques rennes, broutant paisiblement sans s’inquiéter de notre présence. Loin d’être domestiqués ou habitués par la présence humaine, au contraire, ils ne nous craignent pas car ils ne nous connaissent pas. C’est vraiment beau et touchant de savoir qu’il existe encore des coins sur terre que l’homme n’a pas saccagé.

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De retour au campement, nous commençons ce qui deviendra notre routine chaque soir. Ramasser du bois, allumer le feu, remplir les bidons d’eau pour la cuisine et pour les thermos et … profiter de la distraction occasionnée pour aller faire sa petite toilette. Ce qui a été source de nombreuses questions pudiques est maintenant devant nous et comme nous sommes plein de ressources, nous avons trouvé la parade pour nous offrir un minimum d’intimité !

Je te présente les premiers WC entièrement écologiques et biodégradables du Spitzberg !

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Puis, nous nous regroupons tous à l’intérieur de la tente centrale pour manger le très bon repas préparé par le guide, assis sur nos rondins de bois. Alors, oui certes c’est pas du gastronomique, mais pour un repas fait à base de sachets lyophilisés franchement c’était très bon. C’était généralement lors du repas que nous nous répartissions nos tours de garde de 2h chacun pour la nuit. Comme nous étions 12 dans le groupe, cela nous faisait un tour de garde tous les 2 jours, dont une garde “facile” soit la première, soit la dernière, et une garde plus difficile en plein milieu de la nuit. J’appréhendais beaucoup ce moment. J’ai besoin de sommeil et j’avais vraiment peur que cela soit compliqué pour mon rythme biologique. Verdict, oui c’était compliqué, je n’ai pas beaucoup dormi durant cette semaine, en tout cas pas d’un bon sommeil. Ce n’est pas vraiment la garde qui m’a dérangée mais plutôt la lumière du jour et le froid ! (oui, malgré toutes mes couches j’ai eu froid les premières nuits, le temps que le corps s’adapte).

En fait, il s’est avéré que j’ai beaucoup apprécié ces gardes. Profiter de ces heures de la journée où l’on est enfin complètement seul, qu’est-ce que c’est agréable !

C’est un face à face avec la nature, un instant de réflexion, d’introspection. Le moment de se poser les bonnes questions.

La terre est belle, pourquoi la détruisons-nous? est ce que ça en vaut la peine? qu’est ce que je peux faire à mon humble niveau?

Et puis, au milieu de ces pensées, parfois un phoque s’approchera du rivage. Ou un renard polaire un peu curieux visitera le campement. Pendant ces deux heures on se dit que finalement tout est si simple, si beau, si pure quand on respecte la nature.

Et puis, sans qu’on l’ai vu venir, la relève arrive. Déjà ?

Tant pis, l’ours ce ne sera pas pour cette fois …

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Le matériel pour la garde, le pistolet d’alarme (sans balles, juste pour faire peur à l’ours), le chocolat chaud, les jumelles, le carnet et le feu !

Le lendemain, le soleil brille toujours au dessus de nos têtes. Le guide nous propose de tester nos capacités de navigation en traversant le petit bras de fjord juste devant le campement. Pour une première mise à l’eau, c’était plutôt concluant ! Bon, ok, c’est un peu galère de diriger le kayak tout en pagayant au rythme de son coéquipier, surtout quand ce dernier y va d’un bon mouvement de bras… Mais l’expérience vient en pagayant, n’est-il pas ? De l’autre côté du bras, nous échouons près d’une épave en bois. Un rapide tour sur la plage et nous découvrons les restes d’une ancienne mine avec quelques wagons et des rails menant tout droit à une cavité dans la montagne. Vestiges d’une époque minière. D’ici notre campement semble ridicule sur l’autre rive, perdu au milieu de nulle part. Par contre, on voit bien les sommets et on se dit que ce serait sympa de pouvoir y grimper… Il semblerait que notre guide ait eu la même idée, puisqu’il nous propose de rentrer pour aller randonner.

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Un des nombreux avantages du Spitzberg, c’est que les sommets en bord de fjord ne sont pas très élevés. Accessible à tous, on peut donc rapidement y monter. Au cours de notre ascension, nous rencontrons un petit troupeau de rennes, paisiblement allongés dans la toundra à se faire dorer la pilule au soleil. Tranquille les gars !

Au sommet la vue est encore plus grandiose que la veille. Seul notre campement fait tâche dans ce paysage immaculé, sans l’ombre d’une présence humaine.

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La soirée se déroule comme la veille mais pas de garde pour moi. Et toujours pas d’ours en vue…

Troisième jour, on lève le camp !

Aujourd’hui ça ne rigole pas. On démonte les tentes et tout doit passer dans les cales des kayaks ! Le poids est réparti selon les kayaks… pas de bol pour nous, apparemment malgré mes zigzags aléatoires on se débrouillait trop bien la veille, donc on récupère le matos le plus lourd, la tente mess. Vers midi tout le petit monde est prêt, c’est parti mon kiki pour plusieurs heures de navigation dans le fjord jusqu’à ce que l’on trouve un coin assez agréable pour s’y poser.

Pendant que l’on pagaie, on ne parle pas beaucoup. Chaque kayak avance plus ou moins à son rythme et au fur et à mesure de notre avancée nous découvrons de nouveaux paysages et de nouveaux reliefs. Tout en pagayant, nous scrutons les montagnes avec l’espoir de voir un ours quelque part … Mais c’est sur une colonie de macareux que nous tombons alors que nous longions des falaises. Tu sais, ces petits oiseaux trop choupinou qu’on a envie de cajoler !

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Et puis de temps en temps, un phoque vient nous faire coucou en respirant à la surface. C’était d’ailleurs assez drôle de constater leur curiosité. Ils nous regardent de loin en se demandant sûrement quelle drôle de bestiole nous sommes, puis s’en vont quand ils semblent avoir compris qu’on ne représente pas une menace.

Soudain, un grondement se fait entendre. Un ours pas content ? Non, non, juste les craquements assourdissants du glacier que nous distinguons maintenant très clairement devant nous. Il est si loin et pourtant …

Ce grondement sourd sonne comme un appel au secours. Une ultime tentative de nous rappeler son envie de vivre. Un cri de désespoir avant qu’il ne soit trop tard.

Oups je m’emballe peut-être un peu. Ou pas.

Finalement après quelques faux espoirs, nous trouvons le spot juste parfait pour débarquer. Une “plage” de galets colorés avec vue directe sur le glacier d’un côté et sur Pyramiden de l’autre. Pyramiden c’est une ancienne ville minière russe, abandonnée en 2000 que nous prévoyons de visiter le lendemain. Parce que bon, le kayak c’est bien sympa mais quand t’es pas habitué ben ça fait mal aux bras et au dos. Donc une petite journée sans kayak, je trouve que c’est une bonne idée !

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Je peux te dire que ce soir-là je me suis endormie comme un gros bébé… en attendant qu’on me réveille pour ma garde au milieu de la nuit…

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Tu avais déjà entendu parler du Spitzberg ? C’est un endroit que tu aimerais visiter ? N’hésite pas à me faire part de tes commentaires !

9 commentaires sur “Immersion au cœur des terres polaires du Spitzberg

  1. Ma cousine est allée la-bas en voyage de noces! Comme elle habite en Toscane, elle voulait changer complétement de paysages et avoir froid. Vos photos sont tout simplement magnifiques et oui c’est le genre d’endroit qui me fait rêver. Sans vouloir être indiscret ce type de voyage nous correspond totalement, le prix de cette semaine avec guide? Merci pour ce beau reportage

    1. Tu anticipes un prochain article 😉 je me rends compte que les prix évoluent rapidement pour cette destination de plus en plus prisée et aujourd’hui il faut donc compter environ 2300€ /pers pour un séjour de 10j kayak et rando. Mais cela peut évoluer selon le type de séjour (autonomie ou non).
      Comme pour tout, c’est dommage que les prix limitent la découverte de ces régions aux plus ‘riches’ mais en même temps si c’est une façon de limiter le tourisme et préserver ces zones sauvages…

      1. Oui et puis il y a un guide, le matériel, la nourriture….je suis comme toi d’un côté j’ai envie qu’un grand nombre puisse accéder à ce type de paysages mais d’un autre côté les infrastructures, les déchets et autres vont arriver en même temps chassant ainsi certains animaux et en détruisant des plantes ou autres…Donc c’est pas mal que ça reste préservé. Avant je révais devant les photos d’Islande…et maintenant j’ai l’impression que tout le monde y va, que les sites sont blindés…du coup ça me faite moins rêver et je pense que ça va devenir problématique pour le pays.

  2. J’en ai entendu parler en lisant un roman qui avait pour décor une croisière sur le Spitzberg. J’ai adoré ton article, les photos sont sublimes mais je ne pourrais pas passer une semaine comme ça. Pour la douche et les toilettes …

    1. Ahah moi aussi j’avais peur de ce confort plus que rudimentaire mais j’encourage tout le monde à tenter cette expérience, au Spitzberg ou ailleurs, car on apprend beaucoup sur nous même. C’est très enrichissant : )

  3. Juste incroyable, magnifique, à couper le souffle…
    J’avais suivi les aventures au Svalbard de “La faute au graph”, j’ai adoré…
    Un jour j’aimerais vivre une telle expérience 🙂

  4. C’est beau… je bave. J’adore les abords des fjords avec leur allure lunaire. Un bien beau voyage, je comprends tu en sois revenue chamboulée !

    1. Bave pas trop ça va geler 😁 je ne peux malheureusement sue montrer ce voyage avec des photos, mais l’ambiance y est vraiment particulière. On se sent tout petit.

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