Toutes mes raisons d’aller au Spitzberg en été

Il y a quasiment un an nous nous apprêtions à nous envoler vers une, si ce n’est LA, plus belle expérience de voyage que nous ayons connu à ce jour. Je nomme le Spitzberg !

Et là, tu te dis qu’à part une vidéo et quelques photos dévoilées ici et là sur les réseaux sociaux, je ne t’en ai pas beaucoup parlé.

Non, en effet, tu n’as rien loupé, je ne t’ai rien caché. Depuis un an j’essaie, je tâtonne, j’écris puis je raye et je recommence. Un an plus tard, me replonger dans les souvenirs de notre aventure au Spitzberg continue à me mettre dans un tel état émotionnel que malgré toutes mes tentatives, je dois me rendre à l’évidence, les mots me font défaut pour te décrire ce voyage sans commune mesure.

Mais comme je ne suis pas du genre à me laisser abattre, je vais quand même t’en parler de ce fameux voyage.

Et si déjà on commençait par le début, hein ? Pourquoi aller au Spitzberg au mois d’août ?

Comme une envie de fraîcheur …


Pour te re-situer le contexte, en septembre 2016 nous sommes allés en Polynésie puis en février 2017 en Egypte et nous étions en train de préparer notre grand voyage en Océanie pour la fin de l’année 2017. On peut donc dire qu’au milieu de tous ces projets dans des pays aux températures relativement élevées, nous avions besoin de faire un break “fraîcheur”  de vivre, Hollywood chewing gum ! (Oups, pardon). Avec une contrainte néanmoins, nous voulions un séjour organisé car nous n’avions pas du tout le temps de nous en occuper.

Ma première idée était de découvrir le Groenland. Un rêve de gamine où les maisons en bois colorées côtoieraient les igloos, où les icebergs scintilleraient au soleil, où les rires des Inuits résonneraient au milieu des fjords enneigés.

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Mais entre le rêve et la réalité … le retour sur terre est souvent brutal.

Et j’ai dû m’avouer vaincue, car malgré toutes mes recherches parmi les organismes spécialisés dans le grand nord, aucun séjour ne nous plaisait réellement. Soit trop long, soit trop cher, soit pas assez sportif, soit pas assez varié.

Frustration quand tu nous gagnes !

Mais c’est mal me connaître de croire que je baisserais les bras ! Ok, le Groenland pour cette fois ce n’est pas possible, ce n’est que partie remise. Mais ce n’est pas la seule terre polaire du coin, si ?

Eh ben nooooon !

Allez, prends ton globe et regarde. A l’est du Groenland, au niveau du 78ème degré nord, un vaste archipel résiste encore et toujours à l’envahisseur s’étend au large de la Norvège.

La terre promise? Non, mais presque. La terre polaire du Svalbard. Il s’agit d’un archipel norvégien constitué de plusieurs îles dont la plus grande est le Spitzberg.

En creusant un peu le sujet, j’ai ainsi pu constater que tout ce que nous aurions aimé faire ou voir au Groenland était aussi possible au Spitzberg, avec des séjours réalisables sur 10 jours à des prix bien moins élevés qu’au Groenland. Bingo !

3000 ours polaires … et moi, et moi, et moi !


Bon, ok, je n’ai pas été tout à fait franche avec toi. Le prix, c’est sûr, ça compte dans l’équation on ne va pas se mentir. Mais parfois il faut savoir être raisonnable et remettre à plus tard un voyage, plutôt que d’en prendre un autre par défaut. Ce dont j’avais vraiment peur avec le Spitzberg. Ma grosse crainte était de visiter une terre qui serait une sorte de mélange entre l’Islande et le Groenland, mais en moins bien sur tous les points. Je ne voulais pas partir sur un truc qui m’emballe moyen, surtout après notre mésaventure pour l’Egypte. J’avais psychologiquement besoin d’un séjour “wahou”. Le type de voyage qui te retourne le ventre et l’esprit pendant des semaines après ton retour.

Et dans ce contexte bien particulier, ce qui a VRAIMENT fait pencher l’iceberg, c’est la forte probabilité de pouvoir observer des ours polaires dans leur environnement naturel.

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Parce que oui, je vais peut-être te l’apprendre, mais le Svalbard peux se targuer d’héberger plus d’ours que d’habitants ! Environ 3000 ours blancs y ont été recensés pour un peu plus de 2700 habitants ! Héhé, ça en fait du nounours au kilomètre carré 🙂

Ce qui nous a particulièrement plu, c’est que dans cet archipel,  on ne rigole pas avec les ours. On les respecte et on les protège. Ici, on n’oublie pas que c’est l’homme qui est arrivé après l’ours. Le Svalbard, c’est son royaume alors on se fait tout petit pour ne pas le déranger.

Vivre au milieu des ours, c’est ce qui fait toute la singularité d’un voyage au Spitzberg. Car en dehors des villes, protégées et sous vidéo-surveillance, on est obligé d’être armé pour se déplacer. Donc en gros, à moins d’avoir une solide expérience dans la nature, de savoir se servir d’une arme et de ne pas avoir peur de se retrouver face à face avec un gros nounours, ici tu oublies le voyage en autonomie en solo et tu optes soit pour un séjour encadré avec un guide, soit pour des excursions à la journée à partir de la ville principale, Longyearbyen.

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Cependant, je tiens à rappeler que, même si les probabilités de voir un ours polaire sont plus importantes qu’ailleurs en Arctique, rien n’est gagné pour autant. Et puis, il y a voir et voir. Tout dépend du scénario dans lequel tu te trouves lors de ta rencontre avec ce géant.  Dans le meilleur des cas, tu verras un ours au loin qui ne te prêtera pas la moindre attention. Tu repartiras de ce voyage avec des souvenirs merveilleux en tête et peut-être quelques photos potables. Dans le pire des cas, tu tomberas sur un ours un peu mal léché et tu devras utiliser ton arme pour le repousser. Sauf que la loi impose de tuer tout ours blessé afin d’éviter que l’ours ne ré-attaque d’autres personnes plus tard. Et tout ours tué déclenche immédiatement une enquête afin de s’assurer qu’il ne s’agit que de légitime défense. Donc, en résumé, un ours tué = voyage abrégé. Certes, cette situation reste quand même minime puisqu’en général, les guides essaient à juste titre d’éviter les passes à ours pour ne pas se retrouver dans cette situation critique, mais la mort d’un britannique en 2011 reste dans toutes les mémoires et rappelle la plus grande prudence à observer.

Et c’est bien pour cela que lors de ce type de séjour, des gardes de nuit sont indispensables pour protéger le campement pendant que les autres dorment et donner l’alerte si un ours s’approche trop près.

Si tu veux absolument voir les ours polaires, la meilleure solution reste la croisière. Mais la encore, les prix sont très élevés et puis ce n’est pas du tout ce que nous recherchions. Nous, on aime s’imprégner d’un endroit en marchant et en profitant de la nature. Ce qui m’amène à la troisième raison d’aller au Spitzberg.

Une terre préservée, loin du tourisme de masse


Fort heureusement, et j’espère pour longtemps, le Spitzberg fait partie de ces endroits sur terre encore peu fréquentés par les touristes. D’ailleurs, l’archipel est certifié Destination de tourisme durable, un label décerné aux destinations qui veillent à réduire l’impact environnemental du tourisme dans leur région. Conséquence logique, la nature est préservée, à l’état sauvage comme dirait Mike Horn. L’ours polaire, noble seigneur, partage les terres de son royaume avec deux autres animaux facilement observables, le renard arctique et le renne. Ce dernier est totalement sauvage contrairement à ceux que tu pourrais voir en Europe continentale, notamment en Laponie où tous les rennes ont été domestiqués par le peuple Sami.

Et… c’est tout ! Les mammifères terrestres se limitent à trois animaux au Svalbard. Pense que nous sommes peut-être les premiers humains que les animaux rencontrent ! De ce fait, ils ne sont pas très craintifs. Pendant notre séjour nous avons pu approcher des rennes sauvages à quelques mètres et un renard polaire est venu se promener tranquillement au milieu du campement.

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Les mammifères marins sont un chouïa plus nombreux à peupler les eaux du Svalbard. Les plus communs, donc ceux que tu auras le plus de chance de rencontrer étant les morses, les phoques et les bélugas. Plusieurs espèces de baleine auraient été observées ainsi que quelques rorquals mais principalement à l’extérieur des fjords. Là encore, pour les voir c’est en croisière que ça se fait.

Et si par malchance, tu as l’impression de ne voir aucun animal sur terre ou dans l’eau, alors lève les yeux et observe ! Le Svalbard possède l’une des plus grande concentration d’oiseaux de l’Atlantique nord, et les sternes arctiques vont vite te le rappeler !

Côté paysage, si tu es déjà allé en Islande, tu vois peut-être ce que je veux dire quand j’évoque des étendues quasi lunaires, sans un seul arbre à l’horizon? Pour autant, au Spitzberg, il n’y a aucune activité volcanique. Le sol se résume à de la terre, des cailloux colorés, de la mousse et quelques fleurs. En d’autres mots, la toundra. Et en plus de tout ce joli petit monde, tu trouveras des fjords, des montagnes et des cascades. Si tu cherches un arbre… tu peux chercher longtemps ! Mis à part les troncs qui s’amassent sur le rivage, apporté par le courant, il n’y en a pas.

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Personnellement, je n’aime pas regarder à l’avance les photos des endroits que je visite. Je ne veux pas me “spoiler” en quelque sorte. Je préfère garder le mystère entier, pour que la surprise n’en soit que plus belle. Avant de partir, j’essaie d’imaginer à quoi cela peux ressembler d’après les descriptions glanées de ci, de là. Et tout ce que je peux te dire, c’est que rien ne m’aurait laissé imaginer la beauté de ces paysages, entre fjords et montagnes.

Enfin, que serait le Spitzberg sans ses glaciers ? Bah oui, j’ai pas abandonné mon idée du Groenland pour me retrouver sur un tas de cailloux, nan mais oh ! Déjà que les ours c’est pas gagné pour les voir, heureusement qu’avec les glaciers c’est la rencontre assurée !

Pour le moment.

On en reparlera dans 10 ans.

Voilà, voilà, ne me remercie pas. Où comment te saper le moral en moins de temps qu’il n’en faut à un iceberg pour se retourner. Mais oui, mais que veux-tu, c’est la triste réalité. Le réchauffement climatique, les glaciers qui fondent, les ours qui disparaissent. Le Spitzberg d’aujourd’hui ne sera clairement plus le même demain et c’est important d’en avoir conscience avant ton séjour. Que ce soit en termes de faune, de paysage ou même de tourisme.

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Si tu me connais un minimum, tu sais déjà que nous on n’aime pas la foule et les zones hyper peuplées. C’est donc clairement une des raisons pour laquelle j’ai eu envie de découvrir ce petit coin de paradis maintenant et pas demain, avant qu’il ne soit trop tard. J’ai encore le souvenir de notre voyage en Islande il y a 3 ans, alors que le tourisme commençait juste à se développer. Je doute fort que mon voyage serait le même aujourd’hui.

A l’heure actuelle, le plus gros du tourisme se fait en croisière autour de l’archipel. Mais sur la terre, ça c’est sûr qu’on ne se bat pas pour trouver un coin où planter sa tente.

Parce que oui, je ne t’ai pas dis …

Le confort … Quel confort ?


A moins de faire une croisière ou de loger dans un des rares hôtels de Longyearbyen, on va aussi au Spitzberg pour l’aventure et sortir de sa zone de confort ! Si tu viens pour profiter des paysages et de la tranquillité loin des touristes, ce serait très paradoxal de rester en ville … La beauté de l’île se révèle au plus profond de cette terre polaire. Il faut aller la chercher au cœur des fjords et près des glaciers, dans des régions reculées et inhabitées.

Personnellement, nous avons tout de suite été séduit par les différents séjours en autonomie, proposés par les agences. On s’imaginait très bien bivouaquer sur les rives des fjords et passer nos soirées à contempler le paysage, autour d’un feu de bois et une bonne tasse de thé chaude entre les mains. Par contre, ce qu’on savait un peu moins c’était comment nous allions gérer nos petites affaires hum… personnelles… (si tu vois pas de quoi j’parle, cherche bien, j’vais pas te faire un dessin 😀 )

Sur place, notre guide nous a tout de suite mis dans le bain. La règle n°1 qui régit toutes les autres c’est qu’on ne doit absolument RIEN laisser sur place. Donc concrètement, soit on brûle, soit on récupère les matières non inflammables pour les jeter ensuite en ville, soit on dégage à la flotte. Je laisse ton esprit débordant d’imagination faire le reste …

Alors, ce n’est pas juste pour nous embêter et rendre le séjour un peu plus fun, non. C’est d’une part, pour que les ours ne soient pas attirés pas les odeurs de nourriture et d’autre part, pour ne pas apporter de bactéries étrangères. En effet, du fait du climat et des températures, très peu de bactéries se sont développées ici, et donc qui dit pas de bactérie, dit pas de biodégradation. Tu pourrais laisser ton trognon de pomme ad vitam aeternam que tu le retrouverais quasi entier des années plus tard (si entre temps il n’avait pas été mangé par un renne, qu’on soit bien d’accord). Ceci explique donc cela.

L’expression “sortir de sa zone de confort” n’a jamais pris autant de sens que lors de ce voyage. Seuls (ou presque),  sur une île à l’un des points les plus septentrionaux du globe, sans aucun réseau et à la merci des ours polaires, oui, je crois que j’ai connu des situations plus confortables . Matériellement ou mentalement parlant.

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Et en fin de compte, ce que je redoutais le plus, s’est avéré être une des principales raisons pour lesquelles j’aimerais retourner au Spitzberg aujourd’hui. Loin du matérialisme de notre société de consommation, j’ai vraiment eu l’impression de découvrir le sens profond du verbe “Vivre” et de me reconnecter à l’essentiel. J’ai réellement pris conscience que beaucoup de nos faits et gestes sont influencés par les normes sociales, que nous pensons être riche en possédant, alors que la réalité est à l’opposée. Nous sommes esclaves des technologies et de l’argent qui nous bernent en nous donnant l’illusion de la liberté. Au Spitzberg, loin de tout, pendant mes 2 heures de garde allouées, j’ai réalisé que finalement, le bonheur se résume à pas grand chose et que le minimalisme nous rend souvent plus libre que le capitalisme.

Alors, oui, au Spitzberg tu manqueras de confort, mais tu te sentiras libre comme au premier jour de ta vie. Et ça, ça n’a pas de prix.

Le soleil se lève à l’est… et ne se couche pas toujours !


Et ce n’est pas le soleil qui dira le contraire. Lui qui reste caché la moitié de l’année, compte bien profiter de sa liberté retrouvée. Entre avril et août, il enchaîne les nuits blanches comme un insomniaque qui tourne en rond dans son salon.

Entre nous, c’est bien pratique quand tu es de garde, ça a le mérite de te tenir éveillé.e et de mieux voir les ours au loin (parce qu’en janvier ça doit pas être la même !). Par contre pour dormir… mieux vaut ne pas être trop sensible à la luminosité ou prévoir ton masque de zorro. Quoi qu’il en soit, c’est une expérience à vivre au moins une fois. Pour les amateurs de photographie, le soleil de minuit sublime les paysages. C’est un vrai plaisir pour les yeux.

Au milieu de la nuit, quand les rayons s’étirent à l’infini, les ombres prennent vie. La luminosité exceptionnelle, semble quasi irréelle.

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Et puis l’avantage de ce jour permanent c’est de ne pas avoir à te caler sur les heures “normales” pour dormir. Si tu as envie de randonner à 2h du matin, why not ? C’est un peu se qui s’est passé dans notre cas puisque nous nous calions sur les heures de la marée pour pagayer et nous déplacer dans le fjord en kayak. Je peux clairement te dire que dès le lendemain de notre arrivée j’étais complètement déboussolée, je n’avais plus aucune idée de l’heure qu’il pouvait bien être. Une sensation vraiment étrange…

Rando-kayak, le combo gagnant


Et les activités sportives dans tout ça? Tu sais bien qu’on n’est pas du genre à rester bronzer dans notre transat, alors un voyage sans un minimum d’activité physique ça ne nous ressemble pas. C’était d’ailleurs un critère indispensable lors de notre recherche.

Donc, quand nous avons découvert des séjours proposant un combo kayak-rando on était plus que motivés ! Bon, surtout le co-voyageur. Moi, le kayak je n’en n’avais jamais fait et j’avais peur que ce soit trop physique (et douloureux) pour mes petits bras pas musclés. Mais j’ai vite changé d’avis quand je suis tombée sur un programme qui proposait de s’approcher des glaciers et de pagayer au milieu des icebergs. Forcément, si on me prend par les sentiments …

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La question pour la randonnée ne se posait pas, je suis toujours partante pour prendre un peu de hauteur.

Les fjords encaissés du Spitzberg se prêtent donc très bien à ces deux activités et l’intérêt même de combiner les deux au cours d’un séjour, c’est aussi de pouvoir adapter le programme en fonction de la météo.

Un certificat bien particulier …


Je garde le meilleur pour la fin … Si tu aimes collectionner les expériences inédites et insolites alors là, y’a du level ! Le seul et unique camping du Svalbard, situé sur les bords du Fjord de Longyearbyen te propose de relever un défi bien particulier.

Pour ceux qui n’ont pas froid aux yeux (et pas froid tout court), depuis 2008 le camping propose de te délivrer le certificat du “Arctic Naked Bathing”. Si jamais tu as besoin d’une traduction, le concept est plutôt simple car il s’agit de se baigner entièrement dans le fjord… en tenu d’Adam. Ou d’Eve. Pas de discrimination ici. Et juste pour l’info, ici c’est pas la Méditerranée. La température de l’eau oscille entre 0 et 4°C en plein été. Brrrrrrr.

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Tu l’auras donc compris, même si au Spitzberg il y a quelques vestiges culturels, ce n’est pas la principale raison de visiter cette île aux confins du globe. Non, si tu décides de t’aventurer ici c’est avant tout pour sa nature, ses paysages et pour te ressourcer loin du monde.

Dans cet article j’ai partagé avec toi mes raisons très personnelles d’aller au Spitzberg et j’espère t’avoir donné envie de découvrir cet archipel encore peu fréquenté. Et encore une fois j’insiste, mais rien, vraiment rien, ne pourra te laisser présager de ce que tu vas y rencontrer.

Au Spitzberg, mon corps s’est reconnecté à mon esprit. Ma vue s’est réveillée. Mon coeur a trouvé sa raison de battre. Et au plus profond de moi une étincelle s’est allumée.

Il y a eu un avant le Spitzberg et un après.

Tu avais déjà entendu parler du Spitzberg ? Tu aurais envie d’y aller ? Tu as d’autres questions ? N’hésite pas à m’en faire part dans les commentaires !

8 commentaires sur “Toutes mes raisons d’aller au Spitzberg en été

  1. Coucou, super article avec ce mélange de nature et psychologie. C’est toujours intéressant à lire ! Par contre, je trouve un peu dommage/triste de devoir partir dans ce type d’endroit pour se reconnecter à l’essentiel. Alors que c’est quelque chose qui serait tout à fait possible à côté de chez soi (de mon point de vue 🙂).

    De mon côté, j’en arrive à la conclusion que parfois quand on aime la nature, il faut accepter de ne pas se rendre dans certains lieux. Par exemple, la nouvelle folie/buzz du groenland avec les articles des bloggeurs qui pleuvent me rend bien triste… C’est un choix que chacun doit faire en son âme et conscience. Mais difficile de demander aux autres de ne pas y aller quand on s’applique pas soi-même cette restriction. J’avoue que prendre le risque de devoir tuer un ours polaire pour que je puisse visiter un endroit est pour moi une raison suffisante de ne pas y aller. Surtout pour un animal en danger d’extinction. Car si cela devait arriver je pourrais plus me regarder dans un miroir…

    Je trouve que tout cela est malheureusement le reflet de notre société moderne. Tout simplement car on a perdu notre connection et notre respect de la nature. On se croit plus fort que tout. Mais un Homme seul dans la nature, c’est une grosse Merd….

    Bref, je vais m’arrêter là sinon je vais finir par faire un article 😀

    1. Merci pour ton commentaire et avis : ) je précise qu’on ne s’est pas rendu la bas pour se ressourcer spécialement mais c’est une fois sur place qu’on a vraiment apprécié être loin de tout et de se voir à quel point nois avons finit par complètement nous couper de la nature avec notre société de consommation.
      Je suis d’accord avec toi quant au fait d’accepter de ne pas aller dans des endroits pour les préserver, on le fait déjà généralement pour beaucoup de sites en danger. Mais là, sans me chercher d’excuse nous n’avions aucune idée du “traitement” des ours et du risque de leur mise a mort. Infos très difficiles a trouver sur internet… C’est une fois sur place que nous avons eu connaissance de tout ça.
      En tout cas, même si cela peut sembler paradoxale, ce voyage m’a encore plus fait prendre conscience qu’il est important de respecter la nature et je choisis toujours avec précaution les endroits que je visite. Mon objectif dans ma vie est simple, laisser le moins de traces de mon passage sur la terre. : )

  2. Quelle plaisir et quel bonheur de pouvoir se déconnecter de tout tout en se reconnectant à la nature. Je comprends cette crainte que devienne des destinations comme celle ci devenir hyper touristique quand on voit tant de beauté, on aimerait pouvoir la préserver… 🙂

    1. Merci pour ton commentaire 🙂 C’est clair que de nos jours c’est tellement compliqué de pouvoir s’isoler, mais vraiment, loin de tout, du monde et sans connexion… j’avais déjà commencé un gros travail “écologique” sur moi-même et ce voyage n’a fait que renforcer mes convictions. J’espère que la Norvège saura être responsable et n’encouragera pas le tourisme ici …

  3. Sublime !! Cela valait le coup de patienter 🙂 Je me pose toujours la question d’aller vers ces endroits encore relativement intacts. Quand on nous met en garde sur le fait que plus tard, ce ne sera peut-être la même, c’est que les visiteurs d’aujourd’hui sont déjà en train de changer la donne, non ? Sauf si une destination sensible applique des quotas, y aller ne fait que renforcer une demande vis-à-vis du secteur du tourisme et enclencher un cercle vicieux.
    Je suis en plein questionnements éthiques sur le fait même de voyager en ce moment, tu l’auras peut-être compris. Dans tous les cas ce n’est aucunement une critique de ton voyage qui avait l’air fabuleux à tous les niveaux. Un voyage nature et philosophique, quel bonheur !

    PS alors, tu l’as eu, ton certificat ?! 😉

    1. J’espère au fond de mon coeur que le Spitzberg, et le Svalbard qui sont donc certifiés “destination tourisme durable”, vont tout faire pour ne pas développer le tourisme de masse. Si ça reste une “niche” comme ça l’est aujourd’hui, ce serait vraiment très bien. Mais qui sait comment les choses vont évoluer?
      Et je te rassure tu n’es pas la seule à te poser ces questions 😉
      Et non, pas de certificat pour moi ! la pudeur l’a emporté sur le froid 😉

  4. Elle est belle ton expérience, et j’ai hâte de lire la suite. Les normes, la conso et l’argent, c’est déjà pas des masses notre truc, pour les mêmes raisons que tu cites ! Par contre avec Alex on a décidé qu’on ne voyagerait jamais dans les pôles et zones désertiques froides, on préfère les savoir isolées et sans personne ! (J’ai bien peur que cet Archipel ne devienne un peu trop à la mode à terme :() . Bon du coup on découvrira qu’au travers de vos jolis reçits !

    1. Tu touches un point sensible et je me rends compte que je n’en ai pas parlé dans mon article, mais c’est une des raisons pour lesquelles j’ai aussi mis du temps à écrire cet article.
      Parler du Spitzberg ou non? Encourager le tourisme là bas où non?
      J’ai finalement pris le parti d’en parler en insistant sur le côté nature et sauvage de l’archipel… mais c’est aussi une des craintes que j’ai. Bien que ces îles soient protégées et sous couvert d’un éco-label, rien ne garanti vraiment que le Spitzberg ne devienne le prochain cas Islandais. Pour le moment il y a encore peu d’agences sur place et rien de développé pour le tourisme (on a voulu trouver un restau un samedi soir, jte raconte pas la galère, les 2 seuls restau de l’île étaient complets ! 🙂 ) ce qui n’invite pas les gens à s’y rendre, sauf si on aime la nature et qu’on est prêt à faire l’impasse sur son confort. Espérons que cela reste comme ça…
      Mais du coup par rapport à ton commentaire, je suis curieuse de savoir pourquoi vous avez décidé de ne pas voyager dans les pôles mais que cela n’inclut pas les zones désertiques chaudes ? Vous pensez que l’impact du tourisme y est moindre ? (ce qui est peut-être le cas, je n’en sais rien, ça m’intéresserait de connaitre vos raisons en tout cas 🙂 )

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