Le GR54, aussi appelé tour des Écrins, est l’un des treks les plus sauvages et exigeants des Alpes. Avec près de 180 à 200 km et plus de 12 000 mètres de dénivelé positif, il fait rêver autant qu’il impressionne.
Après une première expérience marquante sur le GR20, difficile de ne pas replonger. À peine quelques semaines plus tard, nous avons eu envie de remettre ça, histoire de rentabiliser notre musculature fraîchement acquise (avant que le fromage fondu ne reprenne ses droits).
D’après le topo officiel du GR54 dans les Alpes, ce grand tour de l’Oisans et du parc national des Écrins cochait toutes les cases : un itinéraire engagé, un dénivelé conséquent et une difficulté comparable au GR20.
Notre objectif ? Boucler ce trek en 10 jours, en y ajoutant quelques variantes alpines bien senties… et surtout en complète autonomie. Une contrainte finalement imposée par la saison : fin septembre, la majorité des refuges sont fermés.
Mais il en fallait plus pour nous arrêter. Résultat : un GR54 bouclé en 9 jours, entre efforts intenses, paysages grandioses et vraie immersion en montagne.
Dans cet article, je partage avec toi notre itinéraire complet du GR54, le détail des étapes, ainsi que tous mes conseils pour préparer ce trek dans les Écrins.
Itinéraire du GR54 en 9 jours
– Etape 1: Bourg d’Oisans – Besse
– Etape 2: Besse – Villar d’Arène par le plateau d’Emparis
– Etape 3: Villar d’Arène- Monêtier les Bains
– Etape 4: Monêtier les Bains – Vallouise par le col des Grangettes et le lac de l’Eychauda
– Etape 5: Vallouise – Refuge du Pré de la Chaumette par le col de l’Aup Martin
– Etape 6: Refuge du Pré de la Chaumette – La Chapelle en Valgaudemar par le lac de Vallonpierre
– Etape 7: La Chapelle en Valgaudemar – Le Désert en Valjouffrey
– Etape 8: Le Désert en Valjouffrey – Lac de la Muzelle par le col de Côte Belle
– Etape 9: Lac de la Muzelle – Bourg d’Oisans
Conseils pratiques
GR54 : informations essentielles pour préparer le trek
Le GR54, ou tour des Écrins, est un trek emblématique qui fait le tour complet du massif des Écrins, entre l’Isère et les Hautes-Alpes. Réputé pour son exigence, il traverse des vallées sauvages, franchit de nombreux cols d’altitude et offre une immersion totale en montagne.
Ce trek s’adresse principalement à des randonneurs expérimentés, capables d’enchaîner plusieurs jours d’effort avec du dénivelé et de gérer une certaine autonomie. A cause de son terrain technique, la météo parfois capricieuse et les étapes bien isolées des villages, le GR54 demande une bonne préparation. Il offre néanmoins en échange une aventure parmi les plus sauvages des Alpes.
Le GR54, en bref :
Départ / Arrivée:
Bourg d'Oisans
Durée:
9-13 jours
Difficulté:
Difficile (5/5)
Budget:
€€ (économe)
Meilleure Saison:
Eté
Bivouac:
Autorisé sauf au coeur du parc
Itinéraire du GR54 en 9 jours
Jours | Etapes | Distance (km) | Durée | Dénivelé + | Dénivelé - | Difficulté |
|---|---|---|---|---|---|---|
1 | Bourg d'Oisans - Besse | 20 | 8h | 1500 | 780 | ++ |
2 | Besse - Villar d'Arène | 24.8 | 10h | 1400 | 1150 | ++ |
3 | Villar d'Arène - Le Monêtier les Bains | 19.2 | 7h | 780 | 970 | + |
4 | Le Monêtier les Bains - Vallouise | 18.7 | 8h | 1170 | 1430 | +++ |
5 | Vallouise - Pré de la Chaumette | 26.7 | 10h | 1600 | 1020 | +++ |
6 | Pré de la Chaumette - La Chapelle en Valgaudemar | 25 | 9h | 1200 | 1880 | +++ |
7 | La Chapelle en Valgaudemar - Le Désert en Valjouffrey | 20 | 8h | 1550 | 1390 | ++ |
8 | Le Désert en Valjouffrey - Lac de la Muzelle | 14.3 | 9h | 2140 | 1280 | +++ |
9 | Lac de la Muzelle - Bourg d'Oisans | 19.5 | 6h | 460 | 190 | ++ |
Étape 1 du GR54 : de Bourg d'Oisans à Besse
- Difficulté : 2/3 (soutenue)
- Durée : 8h
- Distance : 20km
- Dénivelé + : 1500
- Mon ressenti : Une première étape éprouvante avec mes premiers doutes, mais déjà récompensée par des paysages grandioses
Pour commencer fort… nous avons commencé fort.
Si je n’ai qu’un seul conseil à te donner avant un trek comme le GR54, c’est de ne jamais , JAMAIS, boire plus que de raison la veille du départ. Crois-moi, tu n’as pas envie de vivre ça.
Après une nuit beaucoup trop courte, nous déposons la voiture sur un parking derrière l’office de tourisme de Bourg-d’Oisans. L’aventure peut enfin commencer.
Dès la sortie de la ville, le ton est donné : un sentier raide s’enfonce dans la forêt. Une montée longue, monotone, sans vue… et franchement pas idéale pour digérer les excès de la veille. Les premiers kilomètres piquent.
Après plusieurs heures d’effort à l’ombre, le paysage s’ouvre enfin. Le sentier débouche sur une petite route qui traverse plusieurs villages pleins de charme. Chalets, maisons en pierre, jardins fleuris… tout est réuni pour un décor de carte postale. Le mot parfait ? Croquignolet.
La progression se poursuit dans une zone vallonnée, au pied de l’Alpe d’Huez. Bon, difficile d’ignorer les gros bâtiments et les remontées mécaniques, mais en faisant abstraction… le cadre reste superbe. On en profite pour faire une pause et même une micro-sieste bienvenue.
Car de mon côté, la journée est compliquée. Plus de souffle, peu d’énergie. Entre l’alcool de la veille et la fatigue accumulée, chaque pas est un effort. Cette pause me permet heureusement de repartir, tant bien que mal, pour affronter la montée en plein soleil jusqu’au col de Sarenne (2000 m).
Et là… la récompense.
Une vue à couper le souffle. Les glaciers en toile de fond, la vallée en contrebas, la route qui serpente jusqu’à Clavans-le-Bas… C’est grandiose. Pwaou (oui, un mélange très personnel de “putain” et “wahou”).
La descente vers Clavans-le-Haut puis Clavans-le-Bas se fait avec plaisir, même si les jambes commencent à sérieusement tirer.
Mais la journée est loin d’être terminée.
Impossible de trouver un spot de bivouac. Les terrains sont privés, en pente, occupés par des vaches… et certains autorisent même la chasse. Un samedi. On préfère éviter de se faire réveiller de manière… brutale.
Après 8 heures de marche, je suis complètement à bout.
La dernière montée, raide, jusqu’à Besse est un calvaire. À bout de souffle, en larmes, incapable d’avancer correctement, je n’ai plus qu’une idée.
M’arrêter. Dormir. N’importe où.
Ce soir-là, le doute s’installe.
Est-ce que je vais réussir à continuer ce GR54 ?
On se rassure comme on peut. Les prochains jours passent par plusieurs villages. Si besoin, je pourrai m’arrêter, trouver un logement… ou même rentrer récupérer la voiture à Bourg-d’Oisans.
Mais avant ça : dormir. Juste dormir.
Étape 2 du GR54 : de Besse à Villar d'Arène par le plateau d'Emparis
- Difficulté : 2/3 (soutenue)
- Durée : 10h
- Distance : 25km
- Dénivelé + : 1400
- Mon ressenti : Des paysages à couper le souffle… et un corps au bord de la rupture. Une journée en montagnes russes entre claque visuelle et grosse galère physique
12 heures de sommeil plus tard… je me réveille. Enfin, “sommeil” est un grand mot. Le terrain en pente m’a passé la nuit à me faire glisser hors du matelas. Autant dire que le repos n’a pas été totalement réparateur. Mais je suis motivée. Et à ce stade, c’est déjà une victoire.
Avant d’attaquer la montée du jour vers le plateau d’Emparis, nous traversons le superbe village de Besse-en-Oisans. Tout en pierre, parfaitement préservé, c’est sans doute l’un des plus beaux villages de tout le parcours jusqu’ici. Si tu passes dans le coin sans randonner, honnêtement, ça vaut déjà le détour.
À la sortie du village, petite surprise : une aire de bivouac / camping parfaitement aménagée… que nous n’avions évidemment pas repérée la veille. Bon. Tant pis. De toute façon, je ne suis pas certaine que j’aurais eu la force de monter jusque-là.
La journée commence ensuite sérieusement avec une longue montée en lacets vers le plateau d’Emparis. Le genre de montée qui te fait rapidement oublier ton petit confort de la veille. Mais à mesure que l’on prend de l’altitude, le décor change complètement. Dans notre dos, les sommets et les glaciers commencent à se dévoiler. Et malgré la fatigue, je suis déjà impressionnée par ce que l’on traverse.
Le plateau d’Emparis est rapidement à la hauteur de sa réputation. Un immense espace ouvert, vallonné, sans arbres, où seuls quelques chalets et bergeries ponctuent le paysage. Tout autour, les glaciers dominent la scène. On se sent minuscule… et un peu privilégié aussi.
Problème du jour : nous sommes dimanche. Et visiblement, tout le monde a eu la même idée que nous. Entre randonneurs et une course de VTT en prime, la tranquillité promise du plateau… on repassera.
Arrivés sur le plateau, deux options s’offrent à nous : redescendre directement sur La Grave, ou poursuivre par la variante du lac Noir. Malgré la fatigue, impossible de passer à côté. On se rajoute donc 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour y accéder.
Et clairement… aucun regret.
Le panorama est incroyable. Les glaciers de la Meije se dressent face à nous, imposants, presque irréels. Un décor magnifique… mais aussi un peu dur à regarder quand on sait à quelle vitesse ils reculent.
À ce moment-là, le corps commence sérieusement à lâcher. Je n’ai plus de jus, plus de souffle, et pourtant je continue. Frustrant, parce que mentalement je veux avancer, mais physiquement ça ne suit plus.
La descente vers La Grave n’arrange rien. Entre la fatigue et les VTT qui partagent le sentier, le moment est loin d’être le plus agréable du trek.
Arrivés au village, on en profite pour refaire un peu de ravitaillement. Chocolat, sucre, tout ce qui peut donner un semblant d’énergie pour la suite. Et surtout pour le moral.
Mais à peine repartis, la fatigue me rattrape violemment. Effondrement total. Impossible d’avancer plus loin pour aujourd’hui.
On finit par trouver un petit coin de bivouac au bord de la rivière. Simple, calme, parfait. L’eau glacée pour se rafraîchir, la sensation de propreté, et enfin un peu de repos.
Ce soir-là, malgré l’orage qui gronde au loin et la pluie qui s’invite, je dors profondément. Enfin.
Étape 3 du GR54 : de Villar d'Arène à Monêtier les Bains
- Difficulté : 1/3 (facile à modérée)
- Durée : 7h
- Distance : 19km
- Dénivelé + : 780
- Mon ressenti : Une journée lumineuse et spectaculaire, où la beauté des paysages prend clairement le dessus sur la fatigue
Après deux grosses journées bien intenses, je n’étais pas mécontente de lever un peu le pied. Moins de kilomètres, moins de dénivelé… mais toujours la promesse de paysages de plus en plus beaux.
Et cette étape… fait clairement partie des plus belles du GR54.
Nous partons avant même que le soleil n’ait complètement dépassé les sommets. Dès les premières minutes de marche, le décor s’impose : une lumière douce, des montagnes encore dans l’ombre, et déjà une ambiance incroyable.
Après une montée relativement rapide, nous atteignons le refuge de l’Alpes de Villars-d’Arène, niché au cœur des alpages. L’occasion pour le co-randonneur de rencontrer pour la première fois … des marmottes ! Eh oui, le plateau grouille de petites bêtes poilues et, en septembre, elles sont actives !
Petit à petit, le paysage change. Les prairies verdoyantes laissent place à un univers beaucoup plus minéral, presque lunaire. Des blocs de roche partout, une vallée sculptée par le temps, et la rivière qui serpente entre tout ça. À cette période de l’année, on traverse même plusieurs fois les cours d’eau sans enlever les chaussures. Un luxe rare.
Puis arrive le col d’Arsine.
Et là… silence.
Le paysage est difficile à décrire. Les couleurs, les contrastes, les montagnes autour, les marmottes qui courent partout… tout semble irréel. La fatigue accumulée des jours précédents disparaît presque instantanément.
C’est le genre de moment où tu t’arrêtes sans réfléchir, juste pour regarder.
On profite d’une longue pause au soleil, face à ce décor grandiose. Les marmottes continuent leur vie sous nos yeux, ce qui déclenche un débat assez inattendu sur leur comportement.
Alors que je pense qu’elles jouent gaiement entre elles, le co-randonneur me trouve bien naïve. Selon lui, deux mâles qui coursent une femelle, ça mériterait plus sa place dans un tweet agrémenté du hashtag #metoo.
Après ce passage au col, nous reprenons la marche en direction de Monêtier-les-Bains. Une variante jusqu’au lac glaciaire d’Arsine aurait été possible, mais avec l’étape du lendemain en tête, nous préférons garder un peu d’énergie en réserve.
La descente entre le col d’Arsine et le lac de la Douche est tout simplement splendide. L’eau glacée du torrent prend une teinte bleu laiteux, les roches colorées contrastent avec les prairies encore fleuries, et les premières couleurs automnales commencent à apparaître sur les versants.
Tout est parfait.
Le bonheur, aussi pure que la nature qui dévoile ses plus beaux atours.
Le genre de moment où tu réalises à quel point la montagne peut être belle dans sa simplicité.
Nous arrivons à Monêtier en milieu d’après-midi. Et là, une question se pose. Continuer pour bivouaquer, ou s’offrir une vraie nuit au chaud dans le village ?
Sans grande hésitation cette fois, la décision est prise. Douche chaude, lit confortable… et récupération. Et pour anticiper l’étape du lendemain, réputée comme la plus difficile du GR54, nous réservons également une nuit à Vallouise.
Une pause stratégique. Et bienvenue.
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Étape 4 du GR54 : de Monêtier les Bains à Vallouise par le lac de l'Eychauda
- Difficulté : 3/3 (technique et longue)
- Durée : 8h
- Distance : 19km
- Dénivelé + : 1170
- Mon ressenti : Une journée à la fois engagée et spectaculaire, qui transforme totalement la fatigue en euphorie.
Quand on prépare un trek ou un voyage, il y a toujours quelques paysages qu’on attend plus que les autres. Cette étape faisait clairement partie de ceux-là.
Malgré la fatigue accumulée des premiers jours, je tenais absolument à emprunter la variante du GR54 par le col des Grangettes. D’après les récits d’autres randonneurs, elle était aussi exigeante que spectaculaire. Et surtout bien plus intéressante que l’itinéraire classique du GR54 sur ce tronçon du tour des Ecrins.
Officiellement, ce passage n’est d’ailleurs pas une variante du GR54. Et avec le recul, alors que l’étape du lendemain par le col de l’Aup Martin était censée être la plus difficile, celle-ci s’est révélée encore plus engagée. Mais à ce moment-là, la décision était prise.
Évidemment, je n’en avais pas vraiment parlé au co-randonneur lors de la préparation… lui qui m’avait laissé carte blanche sur l’organisation. Disons qu’il a découvert le programme en même temps que le terrain. Et qu’il s’en souviendra.
Une entrée en matière magique… avant le sérieux
C’est donc reposés et plutôt motivés que nous démarrons cette étape.
Nous longeons d’abord une rivière pendant plusieurs kilomètres, avant de pénétrer dans un cirque grandiose où l’automne déploie ses couleurs. Le décor est sublime, presque irréel. Et surtout : pour la première fois depuis le début du GR54, nous sommes seuls.
Un luxe absolu.
Mais le charme retombe vite.
Le co-randonneur commence à exprimer quelques doutes en voyant le relief se resserrer. Et disons que la “surprise” ne tient plus très longtemps : j’avoue alors la nature exacte de la variante empruntée.
Réaction immédiate : désapprobation total du co-randonneur.
J’avais peut-être « légèrement » sous-estimé le niveau d’engagement de l’itinéraire… Oupsi.
Une section technique et engagée avant la récompense
Mais nous sommes là, pas question de faire demi-tour. Nous attaquons alors une progression sur un sentier très étroit, parfois à flanc de falaise, à peine large d’une cinquantaine de centimètres. Le terrain est composé de schiste, une roche friable proche de l’ardoise, particulièrement instable.
Ajoute à cela quelques zones encore gelées à l’ombre… et l’ensemble devient clairement délicat.
La dernière portion avant le col des Grangettes est la plus exigeante avec une pente très raide, quelques passages équipés de chaînes, et un terrain peu rassurant avec le poids des sacs. Il faut avancer concentré, avec un pied sûr.
Ce n’est vraiment pas un passage à prendre à la légère, surtout avec le poids de sacs qui nous déséquilibrait.
Mais une fois au sommet… tout s’efface.
Le panorama est exceptionnel : le lac de l’Eychauda en contrebas, les crêtes alentours, et la vallée qui s’ouvre au loin. Un vrai moment de suspension.
Clairement, cette variante en valait la peine.
Descente vers Vallouise
Le vent glacial nous oblige à écourter la pause, mais la descente vers le lac se fait plus douce. Nous nous installons un moment à l’abri pour reprendre des forces.
L’après-midi, en revanche, est plus monotone. Nous rejoignons Vallouise en alternant sentiers et portions de route, sous un soleil assez présent. De quoi bien solliciter les pieds… et la motivation.
Arrivés au village, le contraste est parfait. Une douche, une pause, et une bière bien méritée.
Et surtout, un changement notable dans mon état d’esprit. Alors que j’envisageais sérieusement de m’arrêter après Vallouise quelques jours plus tôt, je me sens désormais en pleine forme pour continuer.
Cette étape, aussi intense que marquante, a clairement relancé la dynamique du trek.
Étape 5 du GR54 : de Vallouise à Pré de la Chamette par le col de l'Aup Martin
- Difficulté : 3/3 (exigeante et longue)
- Durée : 10h
- Distance : 27km
- Dénivelé + : 1600
- Mon ressenti : Une très longue journée d’effort qui se transforme en une arrivée inattendue et réconfortante dans un décor totalement dépaysant.
Aujourd’hui, c’est un grand jour : nous récupérons enfin notre colis ravitaillement de nourriture. Youhou !
Car partir dix jours en autonomie sur le GR54, c’est une chose… mais éviter de porter 30 kg sur le dos, c’en est une autre. Après réflexion, nous avons opté pour l’envoi de colis en poste restante afin de nous ravitailler en cours de route.
Le premier devait donc nous attendre à Vallouise.
Un ravitaillement… qui ne se passe pas comme prévu
Enfin, “devait”.
Car alors que nous faisons le pied de grue devant la poste dès l’ouverture, surprise : elle est exceptionnellement fermée pour absence du personnel. Personne pour assurer le service. Poste close.
Stupeur totale.
Direction la mairie, située juste à côté, pour essayer de comprendre la situation. Mais rien à faire. La personne en charge est malade, et personne ne détient les clés. Donc pas de colis. Merci le service publique.
Adieu chocolat, bonbons et petites réserves de bonheur prévues pour la suite du trek.
Pas le choix, direction la petite supérette du village pour refaire un stock express de nourriture et tenir trois jours jusqu’au prochain ravitaillement.
Avec près de deux heures de retard sur le planning et une frustration bien installée, nous finissons enfin par démarrer cette étape… qui est tout simplement la plus grosse du GR54.
Une étape longue et engagée
Au programme : un passage à plus de 2760 mètres d’altitude et une arrivée estimée autour de 20h si tout se passe bien.
Autant dire qu’en partant à 10h, il n’y a pas de marge. Et encore moins avec une frontale oubliée dans le sac…
Mais comme souvent sur ce trek, la montagne rattrape vite le moral.
Les paysages sont splendides, les alpages s’étendent à perte de vue, et la faune est bien présente. Après les marmottes des jours précédents, nous croisons cette fois un troupeau d’ânes en liberté, paisibles dans les pâturages.
Une scène presque irréelle, typique des Écrins.
Puis soudainement, dans toute sa noirceur, le col de l’Aup Martin se dresse devant nous comme une barrière infranchissable.
L’ascension en elle-même n’est pas particulièrement technique. C’est surtout la longueur de l’effort qui met notre endurance à rude épreuve. Le dernier passage à flanc de montagne demande un peu plus d’attention, mais après les difficultés de la veille, cela devient presque anecdotique… fingers in the nose.
Au niveau du col, le paysage change radicalement.
Les formations géologiques qui se dévoilent sont totalement inattendues. On se croirait presque ailleurs que dans les Alpes. Un décor brut, minéral, presque irréel. Moi qui pensais que la France ne pouvait plus vraiment me surprendre… je dois reconnaître que le GR54 m’a fait changer d’avis.
Une descente en douceur vers le refuge
La descente vers le refuge du Pré de la Chaumette se fait sans difficulté, dans une ambiance paisible. La fin d’après-midi installe une lumière douce sur les montagnes, tandis que quelques moutons nous accompagnent sur une portion du chemin.
On avance en silence, simplement portés par le moment. Les rayons du soleil jouent avec les crêtes avant de disparaître progressivement derrière les sommets.
Et contre toute attente… il n’est même pas encore 18h lorsque nous arrivons.
Malgré la fatigue de la veille et le départ tardif, nous avons finalement bien géré cette très grosse étape.
Alors que nous commençons à chercher un endroit où planter la tente, un autre randonneur nous indique que le refuge d’hiver est ouvert.
Excellente nouvelle : ce soir, nous dormirons au chaud.
Si tu cherches où acheter des lyophilisés de qualité, le site Lyophilisé & Co est une vraie caverne d’Alibaba avec un choix impressionnant de lyophilisés pour tous tes repas. Il y en a même pour les végétariens ! Personnellement j’aime beaucoup ce site car on peut classer les lyophilisés par marque et prix, mais aussi selon le rapport calorique de chaque sachet. Parfait pour choisir celui qui te convient le mieux !
Étape 6 du GR54 : de Pré de la Chamette à la Chapelle en Valgaudemar
- Difficulté : 3/3 (exigeante et longue)
- Durée : 9h
- Distance : 25km
- Dénivelé + : 1200
- Mon ressenti : Une journée intense mais des paysages grandioses
Au programme du jour : trois cols, un lac et une très grosse descente. En résumé… une vraie journée “montagnes russes”.
Une étape exigeante mais spectaculaire
Je ne vais pas mentir : enchaîner trois cols dans une même journée, c’est fatigant. Mais le cadre dans lequel on évolue fait presque oublier l’effort.
À chaque vallée, le décor change, comme si le paysage se réinventait constamment. C’est sans doute l’une des choses les plus marquantes sur ce tronçon du GR54.
Les deux dernières étapes font clairement partie des plus sauvages du trek. Ici, aucun accès routier, aucun village, uniquement des sentiers de montagne. Et à ce moment-là, je prends pleinement conscience de la chance d’être en forme pour atteindre ces endroits isolés, loin de toute présence humaine.
Nous progressons en silence dans un univers minéral, fait de schiste noir et de reliefs austères, dominés par les glaciers au loin.
Autour de nous, la vie est discrète mais bien présente : marmottes toujours actives, et parfois, au loin, les aboiements des patous qui viennent briser le silence avant que la montagne ne reprenne ses droits.
La pause au refuge de Vallonpierre
Puis vient enfin la délivrance : le col de Vallonpierre est franchi.
La descente vers le refuge est un soulagement. Et rapidement, une pause s’impose au bord du lac.
Une bière à la main, installés face à l’eau cristalline, on regarde les marmottes évoluer autour du refuge. Le site est parfaitement niché, entouré de montagnes, avec une atmosphère presque irréelle.
Le genre d’endroit où le temps ralentit complètement.
Sous le soleil et dans le vent léger, on profite simplement du moment. Sans penser à rien d’autre.
Mais la journée n’est pas terminée.
Une descente très longue et éprouvante nous attend encore : près de 1900 mètres de dénivelé négatif pour rejoindre La Chapelle-en-Valgaudemar.
Les jambes commencent sérieusement à accuser le coup, mais on avance, portés par l’idée de la fin de journée.
Nous finissons par atteindre le village et posons finalement notre tente au camping.
Une vraie étape marathon… mais mémorable.
Étape 7 du GR54 : de la Chapelle en Valgaudemar au Désert en Valjouffrey
- Difficulté : 2/3 (modérée)
- Durée : 8h
- Distance : 20km
- Dénivelé + : 1550
- Mon ressenti : Une journée contrastée, entre une ascension magnifique et un orage qui transforme l’arrivée en véritable épreuve.
Échaudés par notre mésaventure à Vallouise, nous décidons cette fois de rejoindre la poste dès le matin, histoire de ne pas revivre la même galère. Bonne idée… puisque notre colis est bien arrivé.
Et quel plaisir de retrouver enfin des vraies choses à manger après une semaine de lyophilisé. Ce genre de moment n’a littéralement pas de prix.
Requinqués et rassasiés, nous prenons la direction du refuge des Souffles sous un grand ciel bleu.
Initialement, le plan était différent avec une variante plus sauvage par le refuge de l’Olan, avec une nuit aux Souffles. Mais après une semaine de trek, et malgré une forme en nette amélioration, nous préférons ne pas pousser inutilement la machine.
Le col de la Vaurze : une montée très complète
La montée dans les sous-bois est raide, mais ponctuée de percées dans la végétation qui laissent apparaître le col de la Vaurze et les impressionnantes aiguilles rocheuses du secteur.
Petit à petit, le décor change et gagne en ampleur.
Le refuge des Souffles apparaît finalement dans un cadre spectaculaire, entouré de sommets et de végétation automnale. Un endroit parfait pour faire une pause avant l’ascension principale de la journée.
L’ascension vers le col est sans doute l’une des plus variées du GR54.
Le sentier enchaîne plusieurs traversées de ravins équipés de câbles, un passage dans un cirque rocheux suivi d’un plateau suspendu, des prairies alpines avant un final plus minéral dans les éboulis.
Sur le papier, tout paraît fluide. Sur le terrain… beaucoup moins.
Et comme souvent en montagne, la météo vient ajouter un niveau de difficulté supplémentaire. Les nuages s’amoncellent rapidement au-dessus de nos têtes, laissant présager un orage imminent.
Une descente orageuse
Se retrouver au col avec un sentier raide, exposé et glissant sur du schiste, alors que l’orage approche, n’a rien de rassurant.
On ne traîne pas.
Le vent se renforce, l’ambiance devient froide, et la pluie n’est plus très loin.
Les premières gouttes tombent alors que nous atteignons le secteur du Désert. Juste le temps de monter la tente… et l’orage éclate.
Une pluie intense, du vent, et une ambiance très électrique.
Ce soir-là, pas de repas chaud, pas de vraie toilette, juste une installation rapide dans la tente en attendant que ça passe.
On se couche en espérant que l’orage se calme vite… et surtout que le soleil revienne le lendemain.
Après tout, on avait réservé une semaine de beau temps, non ?
Étape 8 du GR54 : du Désert en Valjouffrey au Lac de la Muzelle
- Difficulté : 3/3 (très exigeante)
- Durée : 9h
- Distance : 14,5km
- Dénivelé + : 2140
- Mon ressenti : Une journée d’effort extrême et de dépassement total, où la difficulté physique laisse place à une immense fierté et à la prise de conscience du chemin accompli.
Au réveil, la pluie a laissé place… au brouillard.
Très bien. Parfait. De toute façon, on n’a pas vraiment le choix, il faut continuer. On fera les réclamations au service après-vente plus tard.
Du brouillard à la lumière
Dès la sortie du village, le sentier grimpe immédiatement. La brume est tellement dense qu’on n’y voit pas à cinq mètres. Difficile d’anticiper le terrain, encore plus de trouver son rythme. Ajoute à ça des vêtements déjà trempés par la rosée… et l’ambiance est posée.
Ce n’est clairement pas le meilleur départ du trek.
Mais comme souvent sur ce GR54, tout change très vite.
Au fil de la montée, la brume se désagrège et laisse place aux premiers rayons du soleil. En quelques minutes, le paysage se transforme complètement.
Nous passons littéralement au-dessus des nuages.
Une mer de nuage s’étendait à perte de vue devant nos yeux émerveillés et le soleil, déjà haut dans le ciel, brillait et séchait nos visages trempés par l’effort.
Le contraste est saisissant.
Nous poursuivons l’ascension jusqu’au col de Côte-Belle, avec déjà un premier objectif atteint : traverser ce tapis de nuages.
De l’autre côté, un paysage tout aussi spectaculaire nous attend. Nous contournons une formation d’ardoises en forme d’orgues naturelles avant d’entamer la descente dans une vallée boisée, au milieu des sapins.
Il est à peine midi, et nous avons déjà avalé plus de 1000 mètres de dénivelé.
Derrière le mur, le paradis
Mais le programme ne s’arrête pas là.
L’ascension suivante vers le lac de la Muzelle ajoute encore 1150 mètres de dénivelé positif. Soit plus de 2150 mètres sur la journée, un record pour nous sur ce trek.
Et pourtant… la motivation est intacte.
La perspective de terminer le GR54 le lendemain joue clairement son rôle.
Après une première montée soutenue, nous atteignons un replat d’où l’on aperçoit au loin ce qui ressemble à une paroi verticale.
Le col semble inaccessible. Presque irréel.
Mais en s’approchant, des silhouettes de randonneurs apparaissent sur la face : le doute n’est plus permis.
C’est bien là que nous devons passer.
Le sentier, encore plus impressionnant en bas, se transforme en véritable mur de schiste. Une succession de près de 50 lacets, taillés dans la pente, permet de toucher au but ultime de cette grande aventure.
Chaque virage dévoile un autre virage. Chaque nouveau lacet est plus pénible que le précédent. Et la montée semble ne jamais finir.
Même si on essaie de se convaincre que « tout est dans la tête et que le mental vaincra », y’a des moments où tu hais tous ces gens qui prêchent ces bonnes paroles. IL EST OU CE PUTAIN DE COL ????
Et puis, enfin.
2140 mètres de dénivelé plus haut, nous atteignons le col.
L’effort s’arrête d’un coup. Le silence revient.
La vue est grandiose, mais à ce stade, ce n’est presque plus le plus important. C’est surtout le corps qui se relâche enfin.
Une longue pause s’impose, presque nécessaire.
On repense à tout le chemin parcouru depuis une semaine. La fatigue des débuts, les doutes, les frustrations, mais aussi les fous-rires et les paysages incroyables, les moments de silence, et cette motivation qui te prend aux tripes et qui t’empêche d’abandonner à chaque fois qu’on pense lâcher.
Un mélange étrange de fatigue profonde… et de fierté immense.
La descente vers le lac de la Muzelle marque la fin de cette journée hors norme. Nous installons le dernier bivouac du trek, dans un décor encore une fois exceptionnel.
Qui aurait cru 8 mois plus tôt que nous serions capable de faire le GR20 et le GR54 en 2 mois ? En tout cas, certainement pas moi !
Étape 9 du GR54 : du Lac de la Muzelle à Bourg d'Oisans
- Difficulté : 1/3 (facile à modérée)
- Durée : 6h
- Distance : 19,5km
- Dénivelé + : 450
- Mon ressenti : Une immense satisfaction d’avoir bouclé ce tour des Écrins.
Histoire de bien terminer ce GR54 autour des Ecrins, nous commençons la journée par une petite ascension finale. L’occasion de profiter une dernière fois du panorama sur le lac de la Muzelle, et même d’apercevoir, en plissant bien les yeux, le Mont Blanc au loin.
Une dernière carte postale avant la longue descente jusqu’à Bourg-d’Oisans.
Nous passons d’abord par le lac du Lauvitel, qui contraste fortement avec la tranquillité des jours précédents. En ce dimanche, le site est littéralement envahi de visiteurs. Le retour à la “civilisation” se fait progressivement sentir.
Les derniers kilomètres entre le lac et Bourg-d’Oisans sont longs et peu inspirants. Un sentier en forêt, puis une portion le long de la route, viennent clore le parcours.
Les jambes avancent toutes seules, portées davantage par l’idée d’arrivée que par l’énergie restante.
Et puis, enfin… Bourg-d’Oisans.
Le point final de cette boucle. Le retour à la voiture. La fin du GR54.
Une sensation étrange mélange de fatigue, de soulagement et de vide après plusieurs jours d’immersion totale en montagne.
Mais surtout : une tête remplie de souvenirs, d’images, de passages difficiles et de paysages incroyables.
Ce GR54 restera sans doute l’un des treks les plus marquants de nos aventures en montagne. Exigeant, parfois éprouvant, mais surtout incroyablement riche en paysages et en émotions.
Conseils pratiques pour le GR54
Avant de partir sur le GR54, nous avions trouvé peu d’informations réellement concrètes et centralisées sur l’itinéraire. Voici donc un récapitulatif pratique basé sur notre expérience : difficulté, bivouac, matériel et conseils essentiels pour préparer au mieux ce trek autour du massif des Écrins.
Le GR54 est-il difficile ?
Le GR54 est un trek très physique, clairement exigeant du début à la fin. D’après notre expérience, il est même plus éprouvant que le GR20, principalement à cause des dénivelés journaliers plus importants et de la fatigue qui s’accumule rapidement.
Ce n’est pas forcément un itinéraire technique sur l’ensemble du parcours, mais il demande une excellente condition physique et une vraie endurance sur la durée.
Si tu cherches une préparation pour le GR20, certains tronçons du GR54 sont d’ailleurs parfaits comme entraînement, notamment en raison de leur engagement et de leurs forts dénivelés.
Quelles sont les plus belles sections du GR54 ? Quelles variantes valent le détour ?
Le GR54 est extrêmement varié, mais certaines étapes nous ont particulièrement marqués par leur beauté et leur ambiance.
Parmi nos passages préférés :
- le plateau d’Emparis
- le col d’Arsine
- la variante par le lac de l’Eychauda
- la section entre le col de l’Aup Martin et Vallonpierre
- le col de la Vaurze
Ces portions concentrent à la fois des paysages spectaculaires, des ambiances sauvages et des itinéraires très variés.
À l’inverse, la dernière portion entre le lac du Lauvitel et Besse-en-Oisans nous a semblé moins intéressante. Malgré quelques beaux points de vue, une partie du tracé passe par des chemins forestiers et des routes, ce qui casse un peu l’immersion.
Avec le recul, nous éviterions probablement de terminer la boucle par Bourg-d’Oisans.
Une alternative plus intéressante serait de partir depuis Mizoën (près du lac du Chambon) et d’intégrer la variante GR54C via le lac de la Muzelle ou du Lauvitel, pour une boucle plus cohérente et plus sauvage jusqu’à la fin.
Combien de temps pour faire le GR54 ?
La durée classique est de 10 à 15 jours selon le rythme et les variantes choisies.
Dans notre cas, nous l’avons réalisé en 9 jours, avec un rythme soutenu et quelques variantes plus engagées.
Plus on raccourcit, plus le trek devient physique.
Où bivouaquer ?
Le bivouac est possible sur la majorité du parcours, notamment dans le parc national des Écrins, mais avec des règles strictes :
- Bivouac autorisé généralement entre 19h et 9h
- Installation loin des routes et des zones sensibles
- Respect de la réglementation du parc national
Les refuges sur le GR54
Le GR54 est bien pourvu en refuges, mais leur ouverture dépend fortement de la saison.
- Beaucoup ferment fin septembre
- Réservations fortement conseillées en été
- Possibilité de demi-pension (repas + nuit)
Fin septembre, certains refuges sont toutefois accessibles en mode « hiver » non gardés. Parfait pour dormir au chaud.
Quel matériel faut-il pour faire le GR54 ?
Nous sommes partis avec une configuration similaire à celle du GR20. La principale différence a été la gestion des vêtements : par manque de visibilité météo, nous avions prévu beaucoup de vêtements chauds… finalement peu utilisés.
Les journées ont été globalement chaudes, même en altitude, mais les nuits restent fraîches. De mon côté, j’ai passé la semaine en collant et mes vêtements coupe-vent sont restés la plupart du temps dans le sac.
Autre différence importante : l’autonomie alimentaire. Avec environ 2 kg supplémentaires par personne, mon sac montait à environ 12 kg, ce qui reste assez lourd sur la durée.
Avec le recul, c’est clairement le point que nous modifierions.
Enfin, l’envoi de colis en poste restante s’est révélé très pratique : un peu coûteux, mais largement rentable en montagne, tant pour le confort que pour alléger le sac et garder la motivation.
Quelle est la meilleure période pour le GR54 ?
La période idéale se situe entre mi-juin et fin septembre.
- Juin : encore beaucoup de neige en altitude
- Juillet / août : très fréquenté
- Septembre : plus calme, mais refuges parfois fermés
De mon expérience, le GR54 fin septembre, c’est vraiment top. Mis à part les 2 weekends, on n’a presque croisé personne sur le chemin ! Un vrai régal. Par contre, il faut prévoir la logistique pour le ravitaillement.
En conclusion, nous n’avons absolument pas été déçus par ce trek de 9 jours dans le parc national des Écrins. Le GR54 offre exactement ce que nous étions venus chercher : un niveau de difficulté exigeant, une grande diversité de paysages et une beauté sauvage omniprésente du début à la fin.
C’est aussi un itinéraire bien moins fréquenté que des classiques comme le GR20 ou le Tour du Mont Blanc, ce qui permet de profiter de la montagne dans une atmosphère plus calme et authentique.
Je recommande sans hésiter ce tour des Écrins à tous les randonneurs expérimentés et aux amoureux de nature en quête de grands espaces et d’itinérance en montagne.
Que penses-tu de ce guide sur le GR54 autour des Ecrins ? Tu as d’autres treks et France ou à l’étranger à me conseiller ?
































